Tentative de décrispation politique au Mali

L'Assemblée nationale du Mali à Bamako (illustration).
© HABIBOU KOUYATE / AFP

Comment faire baisser la tension au Mali alors que s'ouvre une séquence électorale importante ? Le ton est sérieusement monté le weekend dernier avec la répression d'une marche de l'opposition interdite par le pouvoir. Ce jeudi, le Premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maïga a rencontré des représentants de la majorité et de l'opposition, à l'initiative notamment du chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif l’un des initiateurs de la rencontre, décrit l’ambiance qui régnait au début : « Les uns et les autres ont décrit un peu le pourquoi de cette ambiance de crispation depuis le 2 juin. Le gouvernement a dit que c’est vrai qu’il a interdit, les autres disent : vous n’avez pas le droit. C’est normal, on s’est dit un certain nombre de choses ».

Mais très rapidement ensuite, selon les témoins, toutes les parties ont pris en compte les enjeux. On va vers des élections sensibles, la paix est encore fragile et personne n’a intérêt à ce que la crispation perdure. C’est pourquoi le sentiment général à la fin de la rencontre pousse plutôt à être optimiste pour la suite.

« Nous nous sentons vraiment rassurés parce que la confiance est revenue. On parle d’une marche le vendredi, le gouvernement n’a pas d’opposition particulière. Le plus important c’est qu’on aille vers des élections apaisées », estime Mahamat Saleh Annadif.

Pouvoir et opposition se retrouveront rapidement pour relancer leur cadre de concertation. Et le Premier ministre malien de son côté, s’est engagé à garder sa porte largement ouverte à toute la classe politique.