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PAO : Participer aux ordinations à venir et contribuer à leur succès !

Chers confrères et chers amis, originaires de la Province, présents dans la province, anciens de la province de l’Afrique de l’Ouest, ou ayant rencontré nos confrères, nous vous faisons part de notre grande joie avec l’ordination prochaine de quatre confrères de la Province de la PAO. Les dates sont espacées cette fois-ci, selon les Maisons de formation où ils étudient la théologie.

  • Hervé TOUGMA de l’Archidiocèse de KOUPÉLA (Burkina Faso) qui sera ordonné à KOUPÉLA, le samedi 1″‘ luillet 2017. il célébrera sa messe d’action de grâce, le lendemain, dimanche 2 juillet 2017, à KOUPÉLA.
  • Clément KPATCHA du Diocèse d’ATAKPAMÉ (Togo), qui sera ordonné à ATAKPAMÉ le Samedi 3O septembre 2O17. Pour sa messe d’action de grâce, les informations seront données sur le faire-part.
  • Amorain WAYIKPO du Diocèse d’ATAKPAMÉ (Togo) et Théophile SAM du diocèse de Koudougou {Burkina Faso), poursuivent leurs études de Théologie à Merrivale en Afrique du Sud. lls seront ordonnés en fin d’année, durant le mois de décembre. Les faire-part donneront, dans les mois qui viennent, les informations sur les dates et lieux de leur ordination.

L’équipe provinciale fait appel à vous, et vous invite à participer généreusement à l’organisation de ces fêtes (participation aux frais de l’ordination, messe d’action de grâce, déplacements, etc.) ; ainsi qu’au départ en mission de ces jeunes confrères (en effet, les frais de voyages vers les pays de Mission sont à la charge de la province d’origine). Nous vous remercions, par avance, de toute l’aide que vous pourrez nous apporter. Et nous réitérons notre gratitude à ceux et celles qui ont déjà participé d’une façon ou d’une autre pour les ordinations de l’année passée. Que le seigneur continue à soutenir vos efforts.

Merci d’avance à vous tous pour votre généreuse contribution, à adresser à l’Économe provincial à Ouagadougou. Que le Seigneur nous accompagne et qu’il vous bénisse.

Bien fraternellement,

Luc Kola, Provincial de la PAO
Delphin Nyembo M, Assistant Provincial de la PAO

Après leur grève, les enseignants du nord du Mali ont obtenu gain de cause

Elève malien en salle de classe.
© Getty Images/commerceandculturestock
 

Une délégation de la coalition des enseignants du nord du Mali était présente ce dimanche 28 mai à Tombouctou pour rendre compte des négociations qui ont eu lieu une semaine plus tôt avec le gouvernement.

Le 14 février, les enseignants du Nord-Mali avaient lancé une grève illimitée. Le mouvement avait été suspendu dès le lendemain pour laisser du temps aux discussions.

Parmi leurs revendications, on trouve l'indemnisation des enseignants victimes durant l'occupation de la région par les terroristes en 2012 ou la demande de majoration des primes de zone en fonction de l'insécurité dans les diférentes villes du Nord.

Selon Mohamed Ag Issa, le gouvernement s'est engagé à donner des réponses à l'ensemble de leurs demandes. Le porte-parole de la coalition se dit donc satisfait mais attentif quant à leur mise en œuvre.

« Le gouvernement s’est engagé à verser une somme de 100 000 francs CFA [150 euros] à tous les enseignants, qui n’avait pas été distribuée pendant l’occupation des régions du Nord », détaille-t-il.

D’autre part, le gouvernement « nous a informés de la création d’une commission chargée de la majoration de la prime de zone, compte tenu des risques sécuritaires que nous courons dans l’exercice de nos fonctions dans cette partie du pays ».

Indemnisation des victimes de 2012

Cette commission aura la charge de faire des propositions concrètes et des majorations substantielles en tenant compte des spécificités des différentes zones difficiles du pays.

Quant à l’indemnisation des victimes de la crise de 2012, le ministère de l’Education s’est engagé à réceptionner toutes les dépositions des enseignants victimes en vue de les transmettre à la Commission vérité, justice et réconciliation, la structure habilitée à indemniser les victimes de cette crise-là.

« Pour nous, c’est une lueur d’espoir, conclut Mohamed Ag Issa. Nous sommes prêts à aller jusqu’à la fin en montrant vraiment notre bonne volonté en attendant que l’Etat réunisse les conditions pour pouvoir exécuter les engagements pris ».

Burkina Faso: grogne et inquiétude montent au sein de la société civile

Selon plusieurs organisations de la société civile, le pays du président Kaboré est en train de renouer avec certains des facteurs qui ont conduit à la chute du régime Compaoré.
© REUTERS/Joe Penney/Files
 

Une nouvelle coalition de plusieurs organisations de la société civile a vu le jour au Burkina Faso. Composée d'organisations qui ont pris part à l'insurrection populaire d'octobre 2014, elle se donne pour mission de maintenir la veille citoyenne et d’interpeller les dirigeants burkinabè qu'il y a lieu de prendre des mesures contre les actes de violence et contre les mauvaises conditions de vie. Selon ses premiers responsables, elle veut amener les dirigeants à regarder dans le sens des aspirations du peuple burkinabè.

De plus en plus de voix s'élèvent au Burkina Faso pour dénoncer les conditions de vie des populations. Selon Safiatou Lopez, la porte-parole de la nouvelle coalition d'organisations de la société civile, l'espoir suscité par l'élection de Roch Marc Christian Kaboré au sein de la jeunesse et des femmes est train de se transformer en désespoir.

« Les mêmes facteurs qui ont conduit à la chute de la dictature du régime Compaoré se mettent progressivement en place, assure-t-elle. Les mauvaises pratiques comme la mauvaise gouvernance, la gestion clanique, la politisation de l’administration, le clientélisme et l’achat des consciences n’ont pas pris fin. »

Et cette coalition appelée « Bori Bana » n'entend pas assister impuissante à la dégradation des conditions de vie de la population. « Si le président ne prend pas ses responsabilités, la jeunesse va prendre les siennes », martèle Hervé Ouattara du Collectif africain pour la renaissance. « Cette responsabilité que nous avons prise par le passé, nous allons encore la prendre cette fois-ci. Et je peux vous assurer que ce sera un balayage complet, un nettoyage complet, prévient-il. Il faut vous convaincre que bientôt la destinée de notre pays nous appartiendra. Et personne ne peut rien contre ça. »

Pour la coalition Bori Bana, les dirigeants actuels ont une obligation morale et historique de relever les défis du développement qui s'imposent à eux.

Sommet du G7 : urgence à résoudre la crise libyenne pour les présidents nigérien et tunisien

Par Jeune Afrique avec AFP
 
 

Sept pays parmi les plus riches du monde réunis en Sicile, l'île où s'échouent quotidiennement des centaines de migrants: le symbole est criant. Mais l'Afrique restera reléguée à quelques paragraphes dans le communiqué final du G7.

« Jamais un G7 ne s’est tenu aussi proche de l’Afrique, mais jamais l’Afrique n’a été aussi loin des préoccupations du G7 », se désole Friederike Röder, responsable de l’ONG One, qui suit les réunions des sept grands (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Italie, Allemagne, Japon et Canada) depuis des années.

Et pourtant, l’Italie, pays hôte du sommet, a fait de l’Afrique une de ses priorités et avait choisi à dessein la Sicile, « au coeur de la Méditerranée » et « pont entre l’Europe et l’Afrique », selon les mots du président du Conseil Paolo Gentiloni.

Un ou deux paragraphes consacrés à l’Afrique

Selon des sources diplomatiques italiennes, une déclaration séparée sur l’Afrique et la « mobilité humaine », une façon positive d’envisager les migrations, était en projet. Mais « les Américains ont tué le projet et ont fait savoir fin avril qu’ils refusaient toute déclaration séparée », selon Friederike Röder, déplorant que la vision sécuritaire constitue l’alpha et l’omega de la relation avec l’Afrique.

« Nous devons être durs et vigilants » sur l’immigration, a lancé cette semaine le président américain Donald Trump en tournée européenne, liant une nouvelle fois immigration et terrorisme: « des milliers et des milliers de personnes se répandent dans nos différents pays et se dispersent, et dans de nombreux cas, nous ne savons pas qui ils sont », a-t-il déclaré à Bruxelles.

« Le problème n’est pas tant Trump que les autres pays, qui n’ont rien fait pour sauver le projet italien et qui se laissent faire », déplore la responsable de One.

Résultat, la question des migrations et de l’Afrique en général devrait faire l’objet d’un ou deux paragraphes dans le communiqué final du G7, selon des sources italiennes.

« Éteindre le chaudron libyen »

Pourtant, cinq chefs d’Etat et de gouvernement africains étaient invités à Taormina. Le Niger, l’Ethiopie, le Kenya, la Tunisie et le Nigeria -d’où vient le plus gros contingent de migrants en Italie- ont participé samedi matin à une réunion avec les membres du G7.

« La lutte contre le terrorisme dans les pays du Sahel et du bassin du Lac Tchad exige que des mesures urgentes soient prises pour éteindre le chaudron Libyen », a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou lors d’une réunion entre cinq pays africains et les dirigeants du G7 réunis à Taormina. Cet appel intervient alors que la Libye continue à s’enfoncer dans le chaos et que de violents combats ont secoué vendredi Tripoli, faisant 28 morts.

Mahamadou Issoufou, dont le pays frontalier avec la Libye est en première ligne, a réclamé une stratégie globale « sécuritaire, idéologique et socio-économique » pour lutter contre le terrorisme. Il a également appelé le G7 et l’ONU à « doter de moyens nécessaires » la force conjointe d’intervention rapide que veulent créer les pays du G5 Sahel (Niger, Mali, Mauritanie, Tchad, Burkina Faso) pour luter contre les groupes jihadistes dans la zone.

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a également insisté sur « le défi sécuritaire » posé par la Libye lors d’une bilatérale avec son homologue français Emmanuel Macron, peu avant la rencontre Afrique/G7.

Les engagements pris en 2015 lors d’un précédent G7 en Allemagne restent encore à tenir. Les pays riches avaient alors promis d’allouer 0,7% de la richesse nationale à l’aide publique au développement, et s’étaient engagés à œuvrer pour sortir 500 millions de personnes de la faim et de la malnutrition d’ici à 2030.

Le Burkina Faso, pays des Hommes hackés

par

Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè

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La cybercriminalité touche les nations aisées. Mais pas seulement. Elle touche les intérêts privés. Mais pas que. Des sites web du gouvernement burkinabè viennent d’être victimes de hackers.

Le danger adolescent de la cybercriminalité semble si grave qu’un candidat à la présidentielle française, Jean Lassalle, voulait mobiliser une quatrième armée. À celle de l’air, celle de terre et à la marine, le présidentiable voulait ajouter des troupes dédiées à la lutte contre ces pirates 2.0. Il avait du flair, puisque les jours qui ont suivi l’élection française ont été marqués par une cyberattaque de dimension planétaire, celle du virus escroc « WannaCry » qui aurait fait 200 000 victimes dans 150 pays. Privé de façade maritime, le Burkina Faso n’a, lui, que deux armées. Quant à la primitivité de ses réseaux cybernétiques, elle n’a d’égal que la vétusté de son dispositif informatique. Ce retard dans le développement numérique met-il le pays des Hommes intègres à l’abri des flibustiers informatiques ? pas sûr…

À la mi-mai, une dizaine de sites web du gouvernement et d’institutions burkinabè ont été la cible d’abordages de la part de hackers d’origine étrangère. Ces derniers ont infiltré un serveur hébergeant plusieurs sites de l’administration publique comme ceux de la douane, du ministère de l’Agriculture, de celui des Mines et de l’école nationale d’administration et de magistrature. Les pages web de ces structures sont tombées sous le contrôle de pirates qui affichaient le message « nous avons pris le contrôle de votre site » et indiquaient un lien vers une page Facebook.

AnoaGhost à la manœuvre

Les services de sécurité informatique gouvernementaux ont pu rapidement remettre en ligne d’anciennes versions, tout en récupérant progressivement les données. Les auteurs de cet assaut sur le Faso seraient liés au groupe AnoaGhost de l’Indonésien Muhammad Beranda, mais compteraient aussi dans leurs rangs des pirates albanais et soudanais.

Même si la démarche est la même que dans le cas de « WannaCry » – démontrer la fragilité des systèmes informatiques sensibles et en retirer d’éventuelles rançons –, ces attaques subies par le Burkina ne seraient pas liées à cette agression informatique qui n’a pas totalement épargné l’Afrique, même si ses principales victimes, sur le continent, étaient les filiales des multinationales occidentales et asiatiques. Auraient été touchés par ce « ransomware » (logiciel de rançon) international les pays du Maghreb, l’Égypte, le Sénégal, l’Ouganda ou encore la Côte d’Ivoire, mais jamais dans leur « chair » gouvernementale. Si l’objectif des hackers « burkinabophobe » était d’obtenir une rançon, ceux-ci auraient dû vérifier d’abord le rang du Faso dans le classement des États les plus désargentés. Si le but était de démontrer la fragilité des systèmes numériques, tout le monde s’en doutait déjà…