Dialogue interreligieux

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

Le « combat perdu » des catholiques de La Manif pour tous 

À l’automne 2012 naissait une mobilisation d’une ampleur inattendue contre la loi Taubira ouvrant le mariage civil et l’adoption aux couples gays et lesbiens. Dix ans plus tard, nombre de catholiques engagés dans ce mouvement ont tourné la page, évoquant un héritage frustrant sinon embarrassant.

  • Benoît Fauchet, Arnaud Bevilacqua et Laurent de Boissieu, 

 

Le « combat perdu » des catholiques de La Manif pour tous
 
Un rassemblement de La Manif pour tous, à Nantes, en novembre 2013.JEAN-SÉBASTIEN EVRARD/AFP

« Merci pour l’invitation, mais je préfère ne pas parler de ce mouvement. » C’est un intellectuel catholique qui oppose cette fin de non-recevoir, après avoir été sollicité par La Croix pour évoquer la mobilisation contre la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Sa réponse en dit long : dix ans après leur lancement, les manifestations contre le « mariage pour tous » suscitent des silences gênés dans les rangs catholiques, qui avaient constitué le gros des troupes.

Ceux qui parlent exigent souvent l’anonymat. « C’est disqualifiant, aujourd’hui, d’avoir été dans le mouvement, fait valoir une personnalité. Pour moi, et je pense ne pas être le seul, il y a un malaise certain autour de cet épisode, parce qu’il y a eu un emballement excessif, qui a viré au bras de fer au-delà du sujet. »

Lors des premières manifestations, pourtant, l’humeur des organisateurs et des manifestants est au beau fixe. Le 17 novembre 2012, un cortège sous l’égide d’un collectif nouvellement créé, La Manif pour tous (LMPT), rassemble à Paris 200 000 personnes selon les organisateurs, 70 000 d’après la police.

Deux mois plus tard, le 13 janvier 2013, LMPT revendique un million de manifestants sur le pavé parisien, quand la préfecture de police en dénombre 340 000. Du jamais-vu pour une mobilisation impliquant majoritairement des catholiques – même si La Manif pour tous se présente comme aconfessionnelle – depuis le mouvement pour « l’école libre » en 1984.

« Le relatif succès de La Manif pour tous est lié à sa capacité à désenclaver la cause, et à opérer une connexion avec le catholicisme ordinaire, en impliquant un certain nombre de paroisses, des évêques », rembobine la sociologue du religieux Céline Béraud (1).

Timothée (2), qui avait alors 15 ans, se souvient avoir accompagné ses parents à l’un des plus gros rassemblements. « J’avais été convaincu par une bonne sœur au détour d’un week-end scout de l’importance du sujet. Ce qui m’a marqué, c’est la joie de sentir qu’on appartient à un groupe. Pour moi, ça a été une expérience politique fondatrice », explique-t-il. Aujourd’hui « à gauche, mais conservateur sur les sujets sociétaux », il « ne renie pas cet engagement d’adolescent » qui explique aussi ce qu’il est devenu.

« Au début, La Manif pour tous – et c’est ce qui a permis son succès – a mobilisé très largement, plutôt chez les catholiques pratiquants, et des manifestants pas aussi typés qu’on le pense sur le plan ecclésial ou politique », analyse Yann Raison du Cleuziou, politologue spécialiste du catholicisme (3). « Il faut déconstruire l’image qui en reste, liée au durcissement du mouvement. »

Ce raidissement intervient au printemps 2013, après la manifestation du 24 mars : si LMPT affiche une fréquentation record (1,4 million de manifestants), ce n’est pas l’avis du gouvernement, qui pointe une mobilisation en recul à 300 000 personnes. Des incidents ont lieu, que condamne le premier ministre Manuel Valls. Les relations se tendent sensiblement avec le pouvoir, à mesure que le calendrier d’adoption de la loi accélère et que la galaxie « manif pour tous » produit des satellites plus radicaux, comme le Printemps français. Une association LGBT dénonce une « homophobie ambiante ».

À partir de ce moment-là, c’est le reflux. Nombre de catholiques, notamment parmi les électeurs de droite modérée ou du centre, ne se retrouvent plus dans les cortèges. « Le sujet a clivé les paroisses, le conflit a traversé le mouvement scout, les communautés. Ce n’est pas que les gens sont devenus subitement favorables au mariage pour tous, mais beaucoup ont désapprouvé le mode de mobilisation et ses effets homophobes », estime Céline Béraud.

Lors d’entretiens avec des couples catholiques gays ou lesbiens en 2014-2015, la chercheuse a entendu des personnes lui racontant avoir connu « un moment terrible dans leur vie de foi, où ils ont été exposés à une forme d’homophobie explicite venant soit du curé, soit d’autres paroissiens. Les évêques en ont pris conscience, c’est très clair, et beaucoup de fidèles avec eux. »

Mais sur ce point, les frictions de 2013 ont produit un fruit inattendu voire paradoxal, selon Yann Raison du Cleuziou. « J’ai constaté des trajectoires de personnes qui ont franchi un seuil dans l’acceptation de l’homosexualité grâce au contexte d’affrontement et à leur engagement dans LMPT. L’attention à ne pas blesser les personnes homosexuelles devenait indispensable pour défendre leurs convictions », indique le politiste.

Ce qui autorise aujourd’hui la présidente de La Manif pour tous, Ludovine de La Rochère, à affirmer dans une tribune publiée par La Croix : les manifestants « n’ont cessé d’entendre les porte-parole du mouvement (…) condamner vigoureusement toute forme d’homophobie. Et nous avons constaté que ce message a bien davantage porté que toutes les communications faites jusque-là par les pouvoirs publics. J’en veux pour preuve la multiplication des initiatives qui ont suivi pour mieux accueillir les personnes homosexuelles, en particulier dans la sphère chrétienne. »

Un autre dossier a pesé contre un engagement durable des catholiques dans la bataille : la crise des abus, qui s’est imposée dans le débat public à partir de 2016, et la mise en cause du cardinal Philippe Barbarin – l’un des plus éminents soutiens du mouvement contre le mariage homosexuel – pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs. « Les scandales invitent l’Église à une certaine modestie sur sa prétention à dire le bien sur les questions de sexualité », constate Céline Béraud. « Les entrepreneurs de morale sexuelle catholique ont pris du plomb dans l’aile. »

L’échec de La Manif pour tous à s’opposer à la légalisation du mariage homosexuel – la loi dite Taubira a été promulguée le 17 mai 2013 – se double d’une incapacité à trouver une traduction politique. À droite, d’ailleurs, l’invitation à parler de ce mouvement ne suscite guère d’enthousiasme. « Je ne renie pas ce moment, mais je ne veux pas être sans cesse ramené à ce sujet et en reprendre pour dix ans. L’étiquette datée et simpliste de “la droite manif pour tous” est un marquage au fer rouge », explique un parlementaire Les Républicains (LR).

Il est vrai que ce parti a perdu le courant issu des mobilisations de 2012-2013 : Sens commun. Devenu le Mouvement conservateur après avoir échoué à conduire François Fillon à l’Élysée, l’association a soutenu Éric Zemmour à l’élection présidentielle de 2022 puis fournit 18 des 54 candidats Reconquête ! aux élections législatives. Début octobre, c’est encore sa présidente, Laurence Trochu, qui a représenté le parti d’extrême droite à l’élection législative partielle de la 2e circonscription des Yvelines (11 % des suffrages exprimés).

D’anciens compagnons de route de Sens commun, lorsque l’association était associée à l’UMP puis à LR, ont à l’inverse rallié la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron. Parmi eux, le député Éric Woerth, signataire à l’époque du manifeste « la droite que nous voulons », aux côtés notamment de Bruno Retailleau, Éric Ciotti ou Laurent Wauquiez.

« Je ne regrette rien, raconte Éric Woerth. Nous avions voté contre la loi Taubira mais pas tous avec les mêmes arguments : ce qui était fondamental pour moi, ce n’était pas le mariage homosexuel, c’était et c’est toujours la conception et l’intérêt de l’enfant. C’est pourquoi la GPA reste une ligne rouge, comme Emmanuel Macron l’a lui-même réaffirmé. »

Le député insiste en outre sur la vertu d’avoir été un opposant : « Sur des questions aussi fondamentales, anthropologiques, il faut dans la société des contradicteurs qui apportent un éclairage différent, ce qui évite un débat trop léger ou des évolutions précipitées. »

Éric Woerth note d’ailleurs que, « à l’intérieur de LR aussi, des élus ont évolué et considèrent que le mariage homosexuel est entré dans les mœurs, comme ce fut le cas de l’avortement ». C’est un fait : sur les sujets de société, la droite a changé. En avril 2013, 96 % du groupe UMP avait voté contre la loi Taubira. Autrement dit, toute la droite y était opposée, à l’exception de quelques individualités. En 2019, 74 % du groupe LR a voté contre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, le reste se partageant entre le vote pour et l’abstention.

« Le combat perdu de La Manif pour tous a marqué une cassure triste pour ces catholiques qui ont eu le sentiment de ne plus être vraiment partie prenante de cette société, estime une figure engagée. Cela a contribué à jeter un nombre important de catholiques dans les bras d’une droite radicale et identitaire : Zemmour ne serait pas devenu ce qu’il est sans La Manif pour tous. J’ai connu des amis plutôt MoDem qui sont devenus zemmouriens, mus par ce sentiment de divorce. »

Un ancien acteur du mouvement confie avoir « fait le deuil d’un catholicisme triomphant ». Laïc, il croit davantage aux vertus d’un engagement « missionnaire » ou associatif. « Je pense que l’Église est passée à autre chose, ajoute un autre. Même si ça reste présent : j’ai assisté à une réunion sur la fin de vie récemment, beaucoup de gens avaient participé à La Manif autour de la table. La référence était dans les têtes. »

(1) Coautrice avec Philippe Portier de Métamorphoses catholiques. Acteurs, enjeux et mobilisations depuis le mariage pour tous, aux Éd. de la MSH, en 2015.

(2) Le prénom a été changé.

(3) Codirecteur de l’ouvrage collectif À la droite du Père, qui paraît ce vendredi 21 octobre (lire ci-contre).

Quelle place pour les religieux dans la résolution des conflits ?

 mosquee

Officiellement au nom du principe de laïcité, ils ne participent pas au jeu politique. Et pourtant dans la réalité ce sont des acteurs très actifs. Souvent sollicités, ils jouent les médiateurs, les conciliateurs lorsque survient une grave crise sociale, politique ou militaire. Du Sénégal à la République Démocratique du Congo en passant par la Centrafrique et le Burkina Faso, les religieux ont un lien particulier avec la sphère politique. Faut-il craindre leur implication et leur influence ?

Avec la participation de :

Bakary Sambe, directeur régional de Timbuktu Institute- African Center for Peace Studies

Kessy Martine Ekomo-Soignet, fondatrice et directrice de l’Observatoire pour la paix et le développement basé en République centrafricaine, activiste pour la jeunesse

Issaka Sourwema, communicateur et socio-anthropologue, chef traditionnel du village de Dawelgué au Burkina Faso, président de l'Association pour la tolérance religieuse et le dialogue interreligieux (ATR/DI) et ancien ministre des Affaires religieuses et coutumières

Nigeria : deux morts dans l’attaque d’une église évangélique 

Les faits 

Dimanche 16 octobre, une chapelle chrétienne évangélique a été attaquée dans l’État de Kogi, dans le centre-nord du Nigeria. Deux femmes ont été tuées dans ce nouvel épisode de violences contre un lieu de culte, le septième depuis le début de l’année.

  • Lucie Sarr, 
Nigeria : deux morts dans l’attaque d’une église évangélique
 
L’attaque du lieux de culte de l’Église du Christianisme Céleste est la septième répertoriée au Nigeria depuis le début de l’année (Image d’illustration).CC/ESTRILDA/WIKIMEDIA COMMONS

Une nouvelle attaque au Nigeria et cette fois-ci, c’est un lieu de culte évangélique qui a été visé. Dimanche 16 octobre, des assaillants à moto ont attaqué un lieu de prière appartenant à l’Église du christianisme céleste dans l’État de Kogi, à 105 kilomètres de la capitale nigériane, Abuja. Cette attaque qui a été perpétrée en plein culte a fait deux morts : une femme et sa fille.

Selon Jerry Omodara, le plus haut responsable de la sécurité de l’État de Kogi, l’hypothèse privilégiée à cette étape de l’enquête est celle d’une attaque préméditée. « Il semble que cela avait été organisé contre cette église en particulier, car leur autel a été brûlé avec de l’essence apportée à cet effet », a-t-il souligné. L’Église évangélique du christianisme céleste a été fondée en 1947 au Bénin, par le pasteur Samuel Biléhou Oshoffa qui en fut également le premier responsable mondial. Elle est également présente en Côte d’Ivoire et au Nigeria où elle compte de nombreux adeptes.

Tous les cultes visés

L’attaque de ce lieu de culte est la septième répertoriée au Nigeria depuis le début de l’année. La plus meurtrière cette année est celle de la Pentecôte, à l’église catholique Saint-Francis à Owo, dans l’État d’Ondo, dans le sud-ouest du pays. Quelque 40 personnes avaient perdu la vie dans cette tuerie attribuée aux djihadistes.

En réalité, les attaques dans les lieux de culte ont commencé depuis une douzaine d’années et touchent aussi bien les mosquées que les églises. « Ils tuent aussi dans les mosquées, les écoles et les villages, la question est plus que religieuse », avait ainsi rappelé le cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, archevêque émérite d’Abuja au lendemain de l’attaque de la Pentecôte.

«Plus aucun endroit ne semble sûr »

Mi-septembre, à l’ouverture de la deuxième assemblée plénière de l’épiscopat nigérian, Mgr Lucius Iwejuru Ugorji, président de la Conférence épiscopale, avait une fois de plus sonné l’alarme sur l’insécurité qui n’épargne pas les lieux de culte. « Plus aucun endroit ne semble sûr, avait-il déploré. Les maisons, les terres agricoles, les marchés, les autoroutes, les lieux de culte et les presbytères ont tous été transformés en territoires d’enlèvement et de meurtre. »

Concernant les lieux de culte catholiques en particulier, ceux-ci ont été victimes de graves attaques ces dernières années. Parmi les principales, celle du 1er janvier 2018 à la cathédrale d’Ilorin, au cours de laquelle 17 personnes ont perdu la vie. La même année au mois d’avril, dans le diocèse de Markudi, au centre du Nigeria, deux prêtres et au moins seize fidèles étaient en pleine célébration eucharistique. Le 24 décembre 2011, 44 personnes étaient tuées au cours d’une attaque de Boko Haram à l’église Sainte-Thérèse de Madalla, dans les environs d’Abuja.

Programme et logo du voyage du Pape François au Bahreïn

Promouvoir la paix et le dialogue entre les religions

 
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13 octobre 2022
 

«Paix sur terre aux hommes de bonne volonté». C’est de l’Evangile de Luc (2, 14) qu’est tirée la devise du voyage que le Pape François accomplira au Bahreïn du 3 au 6 novembre prochains, à l’occasion du «Bahrain forum for dialogue: east and west for human coexistence». C’est ce qu’a annoncé le 6 octobre la salle de presse du Saint-Siège, avec le programme détaillé et le logo du voyage, le 39e international du pontificat.

L’évêque de Rome se rendra pendant trois jours dans le royaume insulaire du golfe persique à Awali, où se trouve la cathédrale catholique, et passera le quatrième jour également dans la capitale, Manama, prononçant six discours, une homélie et une méditation à l’Angelus.

Il partira dans la matinée du jeudi 3 de l’aéroport romain de Fiumicino pour la «Sakhir Air Base» d’Awali, où aura lieu dans l’après-midi l’accueil officiel. Suivront la visite de courtoisie à Sa Majesté le roi Hamad Bin Issa Bin Salman Al Khalifa au «Sakhir Royal Palace» et la cérémonie de bienvenue dans la cour du palais, avec la rencontre réservée aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique, au cours de laquelle est prévu le premier discours du voyage.

Vendredi 4, dans la matinée, François participera à la clôture de la rencontre interreligieuse qui est à la base du voyage, sur la place Al-Fida’ au sein du complexe du palais royal d’Awali, où se trouve également la résidence papale. C’est là qu’est prévue dans l’après-midi une rencontre privée avec le Grand imam d’Al-Azhar qui précède celle avec les membres du «Muslim council of elders» à la mosquée du «Sakhir Royal Palace» et la rencontre œcuménique avec la prière pour la paix à la cathédrale Notre-Dame d’Arabie.

Comme lors de sa précédente visite au Kazakhstan du 13 au 15 septembre derniers, dans ce cas également, la communauté de baptisés constitue un «petit troupeau» par rapport à la majorité musulmane de la population: sur environ un million et demi de personnes, en effet, les catholiques sont à peine 161 mille, pour la plupart des travailleurs migrants, dont le soin pastoral est confié à un évêque, vingt prêtres (treize diocésains et sept religieux), un consacré non prêtre, sept religieuses, environ quatre-vingt dix catéchistes et un séminariste. L’Eglise gère deux écoles maternelles et primaires ayant 987 élèves, et un collège et un lycée ayant 328 étudiants.

Et c’est précisément pour les catholiques du pays que le Pape célébrera la Messe dans la matinée du samedi 5 novembre au «Bahrain National Stadium», tandis que dans l’après-midi est prévu un rendez-vous avec les jeunes à l’école du Sacré-Cœur, toujours à Awali.

Dimanche 6, le Pape se rendra dans la capitale Manama pour une rencontre de prière et la récitation de l’Angelus avec les évêques, les prêtres, les personnes consacrées, les séminaristes et les agents de la pastorale à l’église du Sacré-Cœur, dernier rendez-vous public du voyage. En fin de matinée, il rentrera à Awali pour la cérémonie de congé à la «Sakhir Air Base». Le décollage est prévu pour 13h00 heures locales et l’atterrissage à Rome-Fiumicino aux alentour de 17h00.

Le logo de la visite est constitué par les drapeaux du royaume de Bahreïn et du Saint-Siège, représentés sous forme stylisée comme deux mains ouvertes, signifiant également l’engagement des peuples et des nations à se rencontrer sans préjugés, comme des «frères et sœurs». Le fruit de la rencontre fraternelle est le don de la paix, symbolisé par la branche d’olivier représentée au centre.

L’inscription «Pape François» est en bleu pour indiquer que le voyage est confié à l’intercession de la Vierge Marie, vénérée sous le titre de Notre-Dame d’Arabie, en particulier dans la cathédrale d’Awali, don du royaume du Bahreïn à l’Eglise catholique du pays.