Dialogue interreligieux

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

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Temps pour la création 2021

– Cette page sera régulièrement mise à jour –

Le Temps pour la Création se prépare : comme chaque année, il aura lieu dans le monde entier du mercredi 1er septembre au lundi 4 octobre et le thème pour 2021 est « Une maison pour tous ? Renouvellement de l’Oikos de Dieu ». Cette initiative mondiale oecuménique est “un temps pensé pour renouveler notre relation avec notre Créateur et avec toute la création en célébrant, en changeant et en nous engageant ensemble à agir.” Le thème de la “maison pour tous” est représenté par la tente d’Abraham et de Sarah, qui ont accueilli trois étrangers, qui se sont avérés être des anges (Genèse 18). Elle nous invite à une hospitalité envers les humains et toutes les créatures dans notre maison commune, le foyer (oikos) de Dieu. Le choix de ce symbole est une formidable opportunité de vivre ce temps avec le groupe scout par exemple !

L’affiche ainsi qu’une trame de célébration œcuménique sont disponibles ci-dessous, d’autres ressources arriveront très prochainement. sur cette page et sur notre page Facebook Au niveau international, la symbolique de la tente est forte et il est proposé d’installer de véritables tentes, petites ou grandes, dans nos églises ou nos célébrations en plein air.

De votre côté, pensez à nous informer de vos initiatives par Facebook ou auprès de juliette[a]egliseverte.org
  • Proposition d’animation pour le Temps pour la Création : Fresque du climat 


Cette année pour le Temps pour la Création, Église Verte vous propose d’organiser des ateliers Fresque du Climat. C’est un outil destiné à former le grand public au dérèglement climatique, dont le principe est simple : 

  • un atelier de 3 heures
  • un groupe de 6 à 8 personnes encadré par 1 ou 2 animateurs est invité à l’aide de cartes, à relier les causes et les conséquences du changement climatique. Un temps de retour d’expérience est prévu ensuite afin de partager son ressenti, réfléchir aux actions concrètes pouvant être mises en place. 

Nous vous invitons d’ores et déjà à prévoir un temps (3 h) durant la Saison de la Création afin d’organiser un atelier Fresque du Climat au sein de votre communauté.

A savoir : cet outil nécessite des animateurs. Un petit groupe d’animateurs chrétiens existe déjà et un groupe de référents diocésains a préparé un guide pour les aider à la en place d’ateliers Fresque du Climat dans un contexte chrétien. Ce guide sera disponible à la fin de l’été pour vous permettre de l’utiliser avec votre communauté. Pour proposer une Fresque, vous avez donc 2 options :

1- Former une à plusieurs personnes de votre équipe auprès de l’association Fresque du Climat. C’est un bon “investissement” qui pourra servir par la suite.

2- Chercher autour de vous des personnes formées pouvant animer un atelier. Église verte dispose de quelques contacts et des milliers de personnes sont déjà formées en France. Vous pouvez vous renseigner sur la page : https://fresqueduclimat.org/formateurs-et-referents/
Merci de nous contacter à l’adresse : juliette[a]egliseverte.org si vous êtes déjà formé et disponible ou si vous souhaitez contacter un animateur qui pourra vous proposer la Fresque dans un contexte chrétien.
  • Guides de célébration en français pour le Temps pour la Création : version longue et courte
  • 24 cartes prières pour la Création, reprenant des prières chrétiennes du monde entier et d’époques différentes. Un grand merci à sr Hélène Versavel pour la compilation de ces ressources. A imprimer en recto-verso. Cliquez ici pour les télécharger.
  • Organiser une balade éco-spirituelle : guide CCFD-Eglise verte disponible ici
  • Nouvelle affiche Temps pour la Création
→Affiche personnalisable avec vos horaires, le logo de votre paroisse, etc… : Cliquez ici pour la télécharger en version pdf et ici pour la version jpg
  • Bandeaux pour les réseaux sociaux
→Si vous avez un compte instagram : cliquez ici pour télécharger la bannière 1080×1080
→Si vous avez un compte Twitter, connectez-vous à @Egliseverte : cliquez ici pour un visuel adaptée à Twitter 1024×512
 
 

Il existe déjà beaucoup de communautés chrétiennes vertes en France, voir la carte sur le site.

Il y a de nombreuses paroisses qui s'engagent dans ce sens. Les paroisses des MAfr de Toulouse et de Marseille pourront-elles s'en inspirer et s'y engager ? Dans leur voisinage, il y a déjà d’autres paroisses impliquées. La collaboration sera plus facile.

A propos la démarche de l’Eglise verte, elle se complète avec l’initiative « Plateforme d’Action Laudato Si » lancée officiellement cette année et à laquelle toutes les congrégations et toutes les paroisses sont invités à participer.

https://www.google.com/url?q=https://plate-formedactionlaudatosi.org/&source=gmail&ust=1629639989127000&usg=AFQjCNExlIT7vgRiX4whepBmBt81Bj7f0g">https://plate-formedactionlaudatosi.org/

Bien fraternellement
Andreas

Sénégal: le Grand Magal de Touba maintenu malgré l'aggravation de la situation sanitaire

La grande mosquée de Touba où a lieu le Grand Magal (image d'illustration).
La grande mosquée de Touba où a lieu le Grand Magal (image d'illustration). AFP Photos/Seyllou

Le Grand Magal de Touba se tiendra bien, dans deux mois, malgré la résurgence du Covid-19. Une décision annoncée lors d’une rencontre entre les autorités religieuses et administratives. Le Magal de Touba draine chaque année des millions de pèlerins pour célébrer le départ en exil du fondateur de la confrérie mouride, cheikh Ahmadou Bamba.

Avec notre correspondant à DakarBirahim Touré

Annoncé pour la fin du mois de septembre prochain le Grand Magal de Touba sera célébré malgré la pandémie de Covid-19. Une annonce faite par le porte-parole du calife de la confrérie mouride devant les autorités administratives de la région de Diourbel, une des régions touchées par le coronavirus.

Les autorités religieuses et sanitaires de la cité demandent à tous les pèlerins et fidèles de respecter les mesures barrières pour un Magal en toute sécurité et même de se faire vacciner contre le Covid-19. Sur le plan sanitaire, des moyens seront déployés pour sensibiliser et aussi prévenir toute propagation du coronavirus. Quelque 6 000 agents de santé seront déployés en renfort du personnel médical de la région et 180 postes médicaux érigés.

Le Magal de Touba, en plus d’être un rendez vous religieux à l’image du pèlerinage à la Mecque, est un moment de grands échanges sur le plan économique. Selon une étude de l’économiste sénégalais Souleymane Astou Diagne de l’université de Bambey à Diourbel, le Magal génère pas moins de 250 milliards de francs CFA par an de retombées pour l’économie formelle et informelle.

« Les juifs peuvent être les victimes collatérales de certaines lois »

Pinchas Goldschmidt, grand rabbin de Moscou (Russie)

De passage à Paris, ce grand rabbin, également président de la Conférence des rabbins européens (CER), a confié à La Croix son inquiétude
face au « double défi » législatif et sécuritaire auquel sont confrontés les juifs européens.

  • Recueilli par Xavier Le Normand, 

Comment la communauté juive européenne s’est-elle adaptée à la pandémie ?

Rabbin Pinchas Goldschmidt : Nous sommes très fiers de ce que les rabbins ont fait. Dans certains pays où les gouvernements tardaient à prendre des mesures, ils les ont devancées, en fermant d’eux-mêmes les synagogues. La vision européenne qu’offre notre réseau a permis cette anticipation, les rabbins voyant ce qui se passait chez leurs voisins. Pour nous, la vie communautaire est très importante, et la technologie nous a beaucoup aidés. De plus, le numérique a permis de rejoindre des personnes qui, d’habitude, ne se déplacent pas à la synagogue. Cela dit, selon la loi juive, on ne peut faire la prière de shabbat sur Zoom ou autre, donc il nous a fallu être créatifs : certains rabbins ont organisé des services en extérieur, qui ont souvent été très appréciés pour leur caractère informel.

La communauté juive européenne est-elle encore menacée aujourd’hui ?

P. G. : À travers l’Europe, elle se trouve face à un double défi : celui de la sécurité physique des personnes – menacée par un antisémitisme grimpant – et celui du vote de lois touchant à la liberté religieuse dans un nombre croissant de pays.

Certains politiciens peuvent voter des textes législatifs sans se rendre compte qu’in fine ils finissent par forcer les citoyens juifs à partir. Cela peut être le cas avec des lois sur le bien-être animal, sur la circoncision ou encore sur les signes religieux ostentatoires. L’éducation est aussi concernée, avec, dans plusieurs endroits, des poussées en faveur d’un trop grand contrôle de l’État.

Généralement, ces lois ne sont pas destinées à nous viser, mais les juifs peuvent être des victimes collatérales. Le problème, à mon avis, c’est que certains ne comprennent pas ce qu’est la liberté religieuse : pouvoir être en total désaccord avec les croyances de certaines personnes mais les laisser les pratiquer.

Concernant la sécurité physique, c’est en France, à mes yeux, que la peur est la plus grande, beaucoup plus forte qu’ailleurs en Europe. Je crois comprendre que désormais les différents services de police de votre pays travaillent mieux ensemble, mais il faut surtout infiltrer les poches de radicalisation pour éviter les attaques. L’histoire récente nous a encore montré que les agressions dont les juifs sont les premières victimes finissent par s’étendre à d’autres pans de la société.

Au niveau européen, quelles relations la communauté juive entretient-elle avec les États et les autres religions ?

P. G. : De manière générale, il convient de souligner que les relations sont bonnes avec les différents gouvernements. Dans mon pays, la Russie, les échanges sont bons. Nous avons quelques problèmes en Pologne, avec des gouvernements qui veulent changer l’histoire. Concernant les relations avec les catholiques, celles-ci sont excellentes. Je connais bien un certain nombre de cardinaux et, dès que nous avons un problème, nous sommes aussitôt soutenus par l’Église.

Nous remercions les catholiques, car cela n’a pas toujours été ainsi. Quant au pape François, c’est un ami de la communauté juive. Au sujet des relations avec les musulmans, nous avons créé un forum d’échanges et travaillons ensemble. C’est surtout au niveau local qu’il y a beaucoup d’échanges.

Nigeria : une association alerte sur l’augmentation des attaques antichrétiennes

Selon la Société internationale pour les libertés civiles et l’État de droit (Intersociety), une association de défense des droits humains du Nigeria,
3 462 chrétiens ont été tués par les djihadistes et par les bergers peuls entre le 1er janvier et le 18 juillet 2021.

  • Lucie Sarr, 
Nigeria : une association alerte sur l’augmentation des attaques antichrétiennes
 
Après une attaque de djihadistes, le 10 février 2020 à Auno, dans le nord est du Nigeria.AUDU MARTE/AFP

La Société internationale pour les libertés civiles et l’État de droit (Intersociety) enquête sur la persécution religieuse et d’autres formes de violence religieuse par des acteurs étatiques et non étatiques au Nigeria depuis 2010. En juillet, elle a alerté sur le nombre important de chrétiens tués au Nigeria en 200 jours. En effet, 3 462 chrétiens, soit 68 de moins que durant toute l’année 2020, ont été tués entre le 1er janvier et le 18 juillet. Cela équivaut à 17 morts par jour. C’est le chiffre le plus élevé en matière de meurtres antichrétiens depuis 2014, année où plus de 5 000 chrétiens avaient péri dans les exactions de Boko Haram et des groupes de bergers peuls.

→ EN 2020. Au Nigeria, les violences antichrétiennes se poursuivent

Selon Intersociety, les groupes de bergers peuls affiliés au djihadisme sont responsables de la majorité des meurtres antichrétiens au Nigeria, avec au moins 1 909 décès de chrétiens en 200 jours. Boko Haram, la province ouest africaine de l’État islamique (Iswap) et d’autres groupes bandits seraient à l’origine de la mort de 1 063 chrétiens, tandis que les forces armées en auraient tué 490.

L’État de Benue, dans l’Est, détient le triste palmarès du plus grand nombre de chrétiens tués au cours des 200 derniers jours (450). Il est suivi par l’État de Kaduna (centre nord) avec 410 décès de chrétiens et Taraba (est), avec 240 décès. Selon cette organisation nigériane de défense des droits humains, à ces 3 000 chrétiens tués, il faut adjoindre 300 autres victimes qui sont probablement mortes en détention, ainsi qu’environ 150 décès non signalés.

Des enlèvements un peu partout

En outre, Intersociety estime à 3 000 les chrétiens qui ont été enlevés par des ravisseurs depuis janvier 2021. La plupart de ces enlèvements sont attribués à des djihadistes, à des bergers peuls ou encore à des bandits non identifiés. La particularité de ces enlèvements est qu’ils ne se limitent pas seulement au Nord et à l’Est mais s’étendent à quasiment toutes les régions de cet État fédéral.

L’organisation nigériane s’est aussi intéressée aux lieux de culte chrétiens. Selon elle, 300 églises auraient été brûlées, attaquées, menacées ou fermées et au moins dix prêtres ou pasteurs enlevés ou tués par les djihadistes. L’État de Taraba, dans l’est du Nigeria, est le plus touché par ce phénomène avec au moins 70 lieux de culte chrétiens attaqués, fermés, brûlés ou détruits.

Plusieurs moyens ont servi à la collecte de données d’Intersociety, notamment des contacts directs avec les victimes, l’audition de témoins oculaires, le suivi des médias, l’examen de rapports locaux et internationaux, etc.

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