Vu au Sud - Vu du Sud

Cela coûte cher d’être pauvre ! Il est plus facile de lutter contre la vie chère quand on est riche que lorsque l’on est pauvre. Cela vaut pour les individus comme pour les gouvernements. Le gouvernement burkinabè en fait aujourd’hui la triste expérience. Mais gouverner, c’est prévoir !

Le Père Maurice Oudet s'est arrêté à Boni, dans la zone cotonnière de la province du Tuy. La nuit, il a pu bavarder avec quelques paysans et constater que les producteurs de coton étaient en plein désarroi.

Un jour, dans le magasin CORAM de Koudougou, une dame m’a demandé : "Mais, mon Père, comment est-il possible que le litre d’huile ait pu augmenter de 800 à 1200 francs en quelques mois ?"

Cet article fait suite à la lettre du 11 janvier 2008, intitulée " une étrange rencontre ", dans laquelle le Père Maurice OUdet concluait que le riz thaïlandais vendu à prix cassé sur le marché ouest-africain provenait de stocks destinés à l'alimentation des animaux. L'article ci-dessous, même s'il date un peu et provient du Cameroun, décrit une situation tout à fait comparable à celle de l'Afrique de l'Ouest d'aujourd'hui.

Nous sommes 176° sur 177 dans le classement du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) pour « l’indice de développement humain ». Scolarisation, alphabétisation, accès à l’énergie, aux communications, routes, accès à la santé et à l’eau, espérance de vie, mortalité infantile, accès à la nourriture…ils sont nombreux les critères évidents qui font de nous les derniers, les plus pauvres, ceux qui avancent le moins vite. On peut ressentir plein d’amertume, ou de honte à lire cela.