Vu au Sud - Vu du Sud

Nouvelle Constitution ivoirienne: la bataille en vue du référendum est lancée

Le président ivoirien Alassane Ouattara lors de la présentation du projet de nouvelle Constitution à l'Assemblé nationale, le 5 octobre 2016 à Abidjan.
© AFP/ISSOUF SANOGO
 

La campagne pour le référendum sur la nouvelle Constitution ivoirienne débutera le 22 octobre pour se terminer le 29. Le 30, les 20 000 bureaux de vote du pays ouvriront de 8h à 18h pour que les électeurs se prononcent en faveur du «oui» ou du «non» à la IIIe République. Le président Alassane Ouattara se rendra en campagne à Abidjan, mais aussi à Yamoussoukro et à Bouaké. L’opposition, elle, fourbit déjà ses armes et affirme qu’elle ira unie contre le projet.

La majorité bat déjà campagne pour le « oui » et le président Ouattara compte bien avec son gouvernement aller faire la promotion de la future IIIe République. « Je voudrais à présent que vous vous engagiez tous afin que notre message de nouvelle Constitution pour la paix et la stabilité soit défendu sur toute l’étendue du territoire national », a demandé Alassane Ouattara.

L’opposition ivoirienne est déjà vent debout contre ce nouveau texte et le mode opératoire du référendum. Elle dénonce par exemple ce qu’elle qualifie de tour de passe-passe entre une Commission électorale indépendante qui préconise un bulletin unique de vote, un article retoqué en conseil de gouvernement au profit de deux bulletins vert et rouge pour le « oui » ou le « non ».

→ A (RE)LIRE : Côte d'Ivoire: les points clés du projet de Constitution présenté aux députés

Une modification qui favorise la fraude, selon Bamba Moriféré, porte-parole de la coalition de l’opposition. « Le gouvernement est lié par la décision de la commission électorale parce que la commission électorale ne fait qu’appliquer le code électoral. Et donc voilà que le gouvernement s’arroge le droit de modifier unilatéralement, tout en mettant sur proposition de la commission électorale », s’indigne-t-il.

Côté majorité, on oppose qu’un bulletin de couleur rouge ou verte est plus simple à distinguer pour des électeurs parfois illettrés. Quoi qu’il en soit l’opposition est certaine de se rendre unie dans les bureaux de vote pour faire échec au projet d’Alassane Ouattara. « Cette fois-ci, nous sommes d’accord sur ce point, donc nous allons mener de grandes actions ensemble de résistance, espère Henriette Lagou, ex-candidate à l’élection présidentielle de 2015. Pour que Ouattara comprenne, pour qu’il entende le cri de son peuple. »

Burkina Faso: une nouvelle coalition de l’opposition tacle le bilan présidentiel

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kabore, lors de son investiture, le 29 décembre 2015.
© AHMED OUOBA / AFP
 

Au Burkina Faso, un nouveau regroupement de huit partis politiques de l'opposition vient de voir le jour. La Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (Coder) est un cadre de dialogue, de concertation et d'action politique, mais également un cadre de recherche de cohésion sociale, selon ses membres. Cette coalition dresse un tableau sombre de la gestion du pays par Roch Marc Christian Kaboré et son équipe et appelle à une réconciliation vraie.

Le Burkina Faso traverse une période très difficile, et il est impérieux que les Burkinabè aillent à la réconciliation nationale, selon Ablassé Ouedraogo le président du « Faso autrement » : « Le pays va mal. C’est pour cela que nous insistons sur la nécessité de renforcer la démocratie et nous insistons sur la nécessité d’aller vers une véritable réconciliation nationale ».

Sans remettre en cause la légalité des dirigeants actuels, les partis membres de la Coder les accusent d'avoir usé de subterfuges et exclusion pour biaiser le jeu électoral. Et pour Achille Tapsoba, président par intérim du Congrès pour la démocratie et le progrès, la Coder ira à la conquête du pouvoir : « C’est une coalition politique qui met au-devant de ses ambitions non seulement la première phase, la réconciliation nationale, mais aussi la deuxième phase qui est la conquête, la gestion du pouvoir d’Etat dans un cadre collectif de ses partis coalisés ».

Les membres de ce regroupement réfutent toute idée d'une coalition de personnes frustrées, foi d’Amadou Traoré du Parti des républicains : « Faut pas que ce soit vu comme un regroupement de mécontents... Notre objectif ce n’est pas ça. Il y a des réalités concrètes dans ce pays auxquelles nous voulons trouver une solution ».

La Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale prend l'engagement pour que « l'exclusion opportuniste et sélective » qui a prévalu lors des élections sous la transition ne se répète plus jamais au Burkina Faso.

Sur le site de "Jeune Afrique"

Mines : les professionnels du secteur réunis au Burkina Faso

 

La première Semaine des activités minières d'Afrique de l'Ouest (Samao) a ouvert ses portes pour trois jours ce 22 septembre à Ouagadougou. Les organisateurs entendent faire de l'événement une plateforme d'échanges entre investisseurs et États en vue de contribuer à l'attractivité du secteur dans la région.

Pour sa première édition, sur le thème « Enjeux et perspectives pour un développement socio-économique durable au Burkina Faso », la Semaine des activités minières en Afrique de l’Ouest (Samao) réunit quelque 650 participants venus de sept pays : Burkina Faso, Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Mali et Niger. Du 22 au 24 septembre, les débats animés par des experts vont se focaliser autour des enjeux du développement, des cadres réglementaires et de la répartition des revenus miniers en Afrique de l’Ouest.

« Nous voulons contribuer aux débats sur l’harmonisation des textes miniers en Afrique de l’Ouest, explique à Jeune Afrique le ministre burkinabè des Mines et de l’Énergie, Alpha Oumar Dissa. Le Burkina Faso veut se positionner comme l’épicentre à travers cette manifestation qui permet d’attirer les investisseurs ».

Remontée des cours de l’or

Cet événement se tient dans un contexte de remontée des cours de l’or qui ont atteint 1350 dollars l’once le 6 septembre dernier. Une bonne nouvelle pour les producteurs ouest-africains réunis dans la capitale burkinabè, qui vantent l’attractivité des réformes en cours. Et appellent à contrôler l’orpaillage, activité commune à tous les pays de la région qui occupe au Burkina Faso près d’un million de personnes, sur une population totale de 17 millions.

Avec neuf mines actives, le pays a vu sa production d’or passer de 5,6 à 36,5 tonnes au cours des six dernières années. La prévision de production pour cette année table sur 39,6 tonnes.

Restructuration du secteur

Devenu depuis 2009 premier produit d’exportation en termes de recettes, l’or a rapporté l’an passé 168,41 milliards de francs CFA (257 millions d’euros) à l’État, une somme presque identique aux 168,49 milliards de francs CFA reversés l’année précédente. En 2012, les revenus du secteur avaient atteint un record de 191 milliards de francs CFA.

Au cours de la dernière décennie, le secteur aurait généré plus de 1200 milliards de francs CFA d’investissement pour plus de 10 000 emplois créés. « La restructuration de notre secteur minier pour le rendre profitable est en marche », indique Alpha Oumar Dissa.

En dépit des réserves émises par les professionnels, le gouvernement se prépare à adopter les textes d’application du code minier, révisé en mai 2015 pendant la transition politique. Sept textes se rapportent aux innovations introduites par la réforme, comme la hausse de l’imposition et une protection accentuée de l’environnement.

L’une des modifications porte sur le prélèvement de 1% du chiffre d’affaires des sociétés minières pour alimenter le Fonds minier de développement local. Mais le secteur craint notamment l’impact sur ses activités de l’introduction de la TVA non remboursable sur les hydrocarbures, alors que l’énergie représentent entre 30 et 35 % des coûts d’exploitation.

Sur le site de "Jeune Afrique"

Gabon : la Cour constitutionnelle valide la réélection

de Ali Bongo Ondimba

La Cour constitutionnelle du Gabon a rejeté vendredi soir aux environs de 00h50 les recours
déposés par l'opposition après la présidentielle du 27 août et proclamé élu Ali Bongo Ondimba
avec 50,66 % des voix.

Gabon : l’opposant et cousin d’Ali Bongo Ondimba,
Léon-Paul Ngoulakia, interpellé à Libreville

Par Jeune Afrique avec AFP
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Un ancien patron du renseignement du Gabon, Léon-Paul Ngoulakia, par ailleurs cousin
du président Ali Bongo Ondimba, récemment passé à l'opposition, a été interpellé vendredi
à Libreville, a-t-on appris de sources concordantes.

Léon-Paul Ngoulakia a été interpellé alors qu’il « circulait à bord d’un véhicule avec une forte somme d’argent
et des tracts appelant à la sédition », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire sous couvert d’anonymat.
« Il a été arrêté et transporté à la direction du renseignement. Des perquisitions sont en cours à son domicile »,
a confirmé son avocat parisien Éric Moutet, défenseur de plusieurs membres de l’opposition gabonaise.

« Je suis en audition à la DGR », avait déclaré plus tôt M. Ngoulakia joint par téléphone
avant que l’appel ne soit interrompu.

Ralliement à Jean Ping

M. Ngoulakia a dirigé le Conseil national de sécurité de 2009 à 2013.
Cousin germain du président Ali Bongo Ondimba, il a rompu début 2016 avec lui
et a présenté sa candidature à la présidentielle du 27 août, avant de rallier M. Ping avant l’élection,
qui s’est proclamé élu face à M. Bongo, déclaré vainqueur par la Commission électorale.

L’annonce de cette interpellation intervient alors que le Gabon attend anxieusement
la décision de la Cour constitutionnelle,
qui doit se prononcer sur le recours de Jean Ping contre la réélection d’Ali Bongo.

 

Gabon : portrait de Marie-Madeleine Mborantsuo,
celle dont dépend le dénouement de la crise post-électorale

À la tête de la plus haute juridiction du pays, Marie-Madeleine Mborantsuo a traversé
plus de deux décennies de contentieux électoraux sans se laisser intimider.
Portrait d’une femme secrète qui détient les clés du dénouement de la crise qui secoue le pays.

De cette femme qui tient depuis tant d’années les rênes de la Cour constitutionnelle, on croyait tout savoir.
Qu’elle est née à Franceville (dans la province du Haut-Ogooué) et qu’elle a été reine de beauté.
Que le volage Omar Bongo Ondimba ne résista pas à ses charmes, qu’elle fut sa maîtresse et qu’il lui fit deux enfants.

Et surtout qu’elle lui doit beaucoup, à commencer par sa nomination à la tête de la plus haute juridiction du pays.
Marie-Madeleine Mborantsuo, 61 ans, a pourtant le goût du secret et veille aussi jalousement sur sa vie privée
que sur cette institution qu’elle préside depuis sa création, en 1991, à la suite de la conférence nationale de 1990.

À Libreville, qu’Omar Bongo comparait à une « maison de verre » où tout finit par se savoir, les seuls excès
qu’on lui connaisse tiennent à son goût pour les jolies toilettes. On ne lui attribue ni frasques ni scandales –
et c’est sans doute ce qui lui a permis de traverser sans trop se mouiller les tempêtes de plus de deux décennies
de contentieux électoraux.

Détentrice des clés du dénouement de la crise

Les circonstances mêmes de sa rencontre avec l’ancien président du Gabon et l’état de ses relations avec
le successeur de celui-ci, Ali Bongo Ondimba, demeurent aujourd’hui encore une inépuisable source de spéculations.
Anecdotique ? Certainement pas :
c’est elle qui détient les clés du dénouement de la crise qui, depuis l’élection présidentielle du 27 août, secoue le Gabon.

Le 9 septembre, alors qu’il s’était finalement résolu à déposer un recours devant cette Cour constitutionnelle
qu’il surnomme volontiers « la tour de Pise », parce qu’elle penche toujours du côté du pouvoir,
Jean Ping mettait en garde : « Je crains qu’un nouveau faux pas de la Cour constitutionnelle soit le facteur
d’une instabilité profonde et durable du Gabon ! » Une menace à peine voilée, mais Marie-Madeleine Mborantsuo
n’est pas femme à se laisser intimider.

Elle n’a pas bronché quand Casimir Oyé Mba, qui était candidat à l’élection présidentielle avant de se désister
en faveur de Jean Ping, a promis de réformer la Cour constitutionnelle de fond en comble, arguant que
« cela fait trop longtemps que certains juges y siègent ».

Peu lui importe aussi que les réseaux sociaux instruisent déjà son procès, l’accusant par avance de favoriser
le président sortant, que la commission électorale a donné vainqueur avec 49,8 % des suffrages.
Elle n’a que faire, dans ces tribunaux populaires qui sévissent sur internet, d’être jugée objectivement coupable
et potentiellement responsable des troubles que sa décision pourrait occasionner.

Article paru dans le journal "Le Monde" du 26/08/2016

 kidal

La répétition des affrontements meurtriers, fin juillet et mi-août, à Kidal, dans le nord du Mali, en dépit d’une situation présentée comme sous contrôle par les autorités françaises, confirme un délitement local inquiétant. L’accord de paix, signé le 20 juin 2015 à Bamako, entre l’Etat malien et les différentes factions locales, pro et antigouvernementales, ne garantit aucune sécurité. L’armée française, à travers son dispositif régional « Barkhane », est contrainte de maintenir à Kidal des forces redéployées dans la ville en avril alors qu’elle espérait confier cette zone à la seule ONU.

Dans le même temps, la mission des Nations unies au Mali (Minusma) voit, chaque jour, à Kidal, s’agrandir le fossé entre ses moyens limités par son mandat d’intervention postconflit et une instabilité croissante. En un an, 27 de ses membres ont été tués, faisant du Mali la zone la plus dangereuse des zones d’engagement de l’ONU dans le monde. Parmi les victimes, on compte, notamment, le chef et le médecin du contingent tchadien des casques bleus, assassinés par… leurs propres soldats.

Les combats qui ont opposé, à Kidal, les 21, 22 et 30 juillet, puis les 9 et 10 août, des hommes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) au Groupe d’autodéfense touareg imghad et alliés (Gatia), un mouvement de la « Plate-Forme » (coalition progouvernementale), ont fait plusieurs dizaines de morts et illustrent l’impasse actuelle. Alors que, quelques jours plus tôt, la CMA et la « Plate-Forme » avaient réaffirmé leur attachement aux accords de paix de 2015, ces affrontements à l’arme lourde et aux mortiers montrent leur grande fragilité.

Rivalité tribale

Car les violences ont pour origine des différends très éloignés de la politique, notamment une rivalité purement tribale entre Imghads et Ifoghas, des Touareg, pour le contrôle de Kidal. Si ces deux tribus sont représentées dans les deux camps adverses, le Gatia considère que les Ifoghas, très présents au sein de la CMA, agissent au préjudice des Imghads, réunis derrière la figure du général El Hadj Ag Gamou, un officier de l’armée malienne dont les relations avec Bamako varient au gré des intérêts des deux parties. Sidi Brahim Ould Sidatt, président de la délégation de la CMA au sein du Comité de suivi de l’accord, a détaillé, dans une note datée du 23 juillet adressé à l’ONU, le caractère tribal de ce conflit qui oppose le Gatia et la CMA.

Selon une source issue du renseignement français au Mali, l’origine des combats à Kidal est à chercher du côté du commerce illicite, très développé dans la partie nord du Mali. D’après cette source, une cargaison de 1,5 tonne de drogue a été interceptée par de jeunes militants de la CMA dans la région de Tinessako. En guise de rétorsion, un officier de la CMA a été assassiné à Kidal sans que le lien avec la drogue soit fait ouvertement, mais ouvrant la voie aux violences de fin juillet et mi-août.

« Les tensions sont apparues quand des coupeurs de route ont saisi le haschich des miliciens de la Plate-Forme, confirme un officier de la CMA, interrogé par Le Monde. Leur véritable objectif, poursuit-il, était d’occuper Kidal pour contrôler le trafic de drogue et nous affaiblir alors que nous étions d’accord pour partager l’autorité sur la ville ; nous nous sommes engagés en faveur de la paix, mais nous sommes seuls et nous savons qu’ils vont encore tout faire pour reprendre la ville. »

Cet officier de la CMA perçoit derrière la violation du cessez-le-feu à Kidal la main du « plus grand trafiquant de Gao » sous le regard bienveillant de Bamako. Celui qui détient Kidal a la main sur la région, et un grand nombre de groupes armés ont goûté à l’argent facile du trafic dans le nord du Mali, ce qui explique, sans doute, en partie, le refus de voir l’Etat et la paix revenir dans la ville. Les autorités maliennes n’y ont pas remis les pieds depuis deux ans.

D’après le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, membre de la CMA), seuls deux hélicoptères français du dispositif « Barkhane » ont survolé Kidal pendant les affrontements. La Minusma est restée dans sa base et ne s’est interposée que le 31 juillet, annonçant avoir mis en place, à Kidal, un « dispositif d’observation » pour contrôler les accès à la ville. Mesures qui n’ont pas empêché les violences de se dérouler à l’extérieur de Kidal le même jour et les semaines suivantes.

Sous la coupe d’AQMI

Le paysage djihadiste dans le nord du Mali complique encore davantage la conduite d’un processus de paix en panne et contredit les messages de victoire du chef de l’Etat français, en 2013 et 2014. Le 27 juillet, François Hollande avait lui-même salué « les progrès effectués dans l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali » tout en rappelant « la disponibilité de la France à poursuivre son soutien pour parvenir à sa mise en œuvre dans toutes ses dimensions ».

Cette vaste région était tombée en avril 2012 sous la coupe de groupes liés à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), dont Ansar Eddine, après la déroute de l’armée malienne face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes ont perdu le contrôle après l’intervention militaire dirigée par la France en janvier 2013, mais leur menace sur ce territoire n’a pas faibli.

Selon le MNLA, les principaux lieux d’implantation du groupe Ansar Eddine, dont le berceau se trouve à Kidal et dans toute sa région, se concentrent le long de la frontière algérienne, Timiaouine, Inerkache, Tinzawaten jusqu’à la ville algérienne de Tamanrasset. Depuis 2014, Ansar Eddine et AQMI traquent ceux qui coopèrent avec les Français. Les prises d’otages et les assassinats ciblés se sont multipliés.

Le groupe Ansar Eddine, dont l’allié AQMI frappe dans toute l’Afrique de l’Ouest, dispose, d’autre part, de ses propres canaux, avec l’administration malienne et les autorités algériennes. D’après le MNLA, Ansar Eddine contrôle, enfin, une grande partie des katibas d’AQMI présentes dans la région de Kidal et de Ménaka.