Dialogue interreligieux

« Lorsque nous travaillons pour les âmes, nous ne pouvons user que de persuasion et d'amour... Nous ne pouvons rien faire tant que nous n'avons pas persuadé les gens autour de nous qu'ils sont aimés... » (Cardinal Lavigerie, 1885)

« Nous croyons qu'en toute religion il y a une secrète présence de Dieu, des semences du Verbe qui reflètent un rayon de sa lumière... » (Chapitre 1967)

« Nous célébrons et partageons cette vie avec Dieu lorsque nous allons à la rencontre des cultures et des religions... nous réjouissant de la foi vivante de ces croyants et les rejoignant dans leur quête de la Vérité, cette Vérité qui nous rend tous libres. » (Chapitre 1998)

Missionnaires, nous sommes appelés à faire les premiers pas pour rencontrer les personnes, qu'elles que soient leurs convictions, leur religion.

Au Burkina Faso, cette réalité se traduit surtout dans la rencontre respectueuse et évangélique avec les adeptes des religions traditionnelles et avec les musulmans.

Dans cette rubrique, nous étudierons divers aspects de ces religions, particulièrement de l'islam.

Indonésie: chrétienne fouettée en application de la loi islamique

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Pour la première fois en Indonésie, un non musulman a été fouetté selon les prescriptions de la charia – la loi islamique – en vigueur dans la province d’Aceh, au nord de l’île de Sumatra. Ainsi que l’a appris Fides, cela est arrivé à Remita Sinaga, chrétienne protestante de 60 ans, punie de fustigation dans la ville de Takengon, en province d’Aceh. La femme a été reconnue coupable par une Cour islamique d’avoir vendu des boissons alcoolisées, après que la police ait séquestré 50 bouteilles de produits de ce genre dans son magasin. Remita Sinaga a été condamnée pour cela à recevoir 30 coups de fouet. A Aceh, la charia est réservée aux citoyens musulmans, mais les non musulmans peuvent également choisir de s’y soumettre. Ainsi que l’ont expliqué des fonctionnaires locaux, la femme a choisi volontairement la fustigation en pensant que la peine alternative – la détention selon la loi en vigueur – aurait été pire. En effet, en 2015, le gouvernement indonésien a interdit la vente de boissons alcoolisées dans les petits magasins. En 2002, pour apaiser les tensions indépendantistes, le gouvernement central indonésien a concédé à la province d’Aceh, dans laquelle vivent 4,7 millions de personnes en large majorité musulmanes, un régime d’autonomie spéciale. Le nouveau Code pénal islamique a été approuvé dans la province en 2014 pour entrer en vigueur en octobre dernier. Le Code en question punit de fustigation les rapports sexuels en dehors du mariage, la consommation ou la vente d’alcool ainsi que le jeu de hasard. Selon l’ONG indonésienne Kontras, qui défend et promeut les droits fondamentaux, « la fustigation est une pratique inhumaine et une forme de torture qui ne devrait pas être permise en Indonésie ». (PA) (Agence Fides 02/06/2016)

Féminisme islamique versus féminisme laïque

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Dans les pays musulmans émerge une nouvelle forme de féminisme. Islamique, il ne s’inscrit pas dans la même logique que le féminisme laïque, mais vise le même objectif : l’égalité homme-femme. Le sujet était débattu le 20 mai à l’Institut du Monde Arabe, à l’occasion du colloque Pouvoirs et religions.

« Quels sont les arguments des féministes islamiques ? En quoi diffèrent-elles des féministes laïques ? Font-elles bouger les lignes ? » Vendredi 20 mai, Virginie Larousse, rédactrice en chef du Monde des Religions, a introduit le débat sur « le féminisme islamique, ou la contestation des pouvoirs par la théologie », lors du colloque Pouvoirs et religions à l’Institut du Monde Arabe à Paris.

« Les féministes islamiques se définissent dans la communauté musulmane, mais n’entendent pas appliquer ses lois religieuses, explique Azadeh Kian, essayiste et professeur de sociologie à l’Université Paris VII-Diderot et directrice du CEDREF, le Centre d’enseignement, de documentation et de recherches sur les études féministes. De plus, il faut parler de féminismes islamiques au pluriel, car leurs idées divergent selon le contexte historique, socioculturel ou régional. Ainsi, les féministes iraniennes n’ont pas les mêmes objectifs que les Turques ou les musulmanes européennes. »

Bien qu’un principe d’égalité existe dans le Coran, beaucoup n’entendent pas en extraire une égalité homme-femme. « De nombreuses femmes se forment ainsi en théologie afin de réinterpréter les lois et la religion. » Déjà, au début du XXe siècle, des Égyptiennes s’étaient prononcées contre les interprétations masculinistes du Coran et de la tradition. « Cependant, à l’époque, on ne les appelait pas féministes islamiques. Les premières à être ainsi qualifiées ont été les Iraniennes, actives dès la révolution islamique de 1979 et surtout visibles depuis les années 1990. » (Source : Le Monde ds religions/ 31/05/2016/ Matthieu Stricot)

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Chrétiens d’orient : la disparition en silence

chrétiens d´Orient

Mardi 26 avril, l’Etat islamique a dynamité le clocher d’une église de Mossoul. Pour Patrick Karam, qui revient de Syrie, d’Irak et du Liban, se montre pessimiste sur la chance de survie des chrétiens en Orient. La dernière provocation de l’Etat islamique qui a dynamité l’église de Notre-Dame-de-l’Heure à Mossoul résonne comme un ultime avertissement pour les Chrétiens: leur disparition est programmée sur les terres qu’ils occupent depuis deux millénaires. La mission d’études et d’évaluation de la situation des Chrétiens d’Orient que la Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger (CHREDO) a mené en Orient est pessimiste sur leur chance de survie à long terme, notamment en Irak. Dans le passé, la coexistence des Chrétiens avec les populations musulmanes s’était faite de manière plutôt harmonieuse, avec quelques aléas suivant les périodes. Dans certains pays, on pouvait même parler d’un âge d’or puisque jusqu’à la fin du siècle dernier, au Liban, en Irak, en Jordanie, en Syrie, en Egypte, les chrétiens ne subissaient ni pression, ni intimidation d’ordre religieux de la part des régimes ou des gouvernements en place. Aujourd’hui, même si ce n’est pas une spécificité, car d’autres minorités ont pu faire l’objet de persécutions comme la communauté yézidie en Irak, la situation des Chrétiens s’est détériorée dans nombre de pays, notamment en Irak et en Syrie. (Source: Le Figaro/Par Patrick Karam Mis à jour le 28/04/2016)
 
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Le mouvement Ennahda présidé par Rachid Gannouchi en Tunisie a réalisé la semaine dernière son 10e congrès

Ennahda
Le mouvement Ennahda présidé par Rachid Gannouchi en Tunisie a réalisé la semaine dernière son 10e congrès. Ce congrès avait une importance du point de vue de l’histoire du mouvement et de l’histoire politique de la Tunisie.  Lors de ce congrès, la transformation d’un mouvement islamique politique en parti politique démocrate musulman a été adoptée. La décision prise par le mouvement Ennahda a causé certaines réactions. Les médias et think-tank occidentaux ont considéré cette décision comme la fin de l’islamisme. Quant aux écrivains islamistes, ils ont critiqué la décision d’Ennahda et affirmé que le mouvement Ennahda sortait de sa trajectoire. Mais il est nécessaire de voir dans quel contexte a été prise cette décision afin d’analyser la situation. Sinon toutes les analyses ne seront que « des spéculations ». Il faut voir les trois côtés de cette situation pour une véritable analyse : la perception de l’islam dans le système international, la façon de voir l’islam politique du point de vue des équilibres au Moyen-Orient et les dynamiques intérieures de la Tunisie. A la fin de la guerre froide et du déclin du système soviétique, l’islam politique ou l’islamisme a été mis en place à la place du communisme. Autrement dit, le monde occidental a considéré l’islamisme comme son autre nouveau à la place du communisme. Le danger vert a remplacé le danger rouge. Cela était plus évident suite aux attentats du 11 septembre.

Même si les regards étaient fixés plutôt sur les mouvements acceptant la violence comme leur méthode, l’islamisme politique était en général un fait marginalisé. Cela a causé une indifférence aux politiques de pression contre les formations islamiques politiques. La défaite considérable de l’Egypte et de la Syrie suite à la guerre israélo-arabe de 1967 a causé la crise de légitimité du nationalisme arabe. Les mouvements islamiques ont comblé le vide causé par cette crise. Le fait que les mouvements islamiques aient créé un important potentiel d’opposition a aussi causé des politiques de pression des régimes autoritaires sur ces mouvements. En même temps, le fait que l’islamisme ait été mis à la place du communisme dans la perception de menace de l’Occident a été une faveur politique pour les régimes autoritaires. La présence des régimes autoritaires dans la région, indispensable pour les intérêts nationaux des Etats occidentaux, a toujours été portée à l’actualité. L’effet politique et psychologique de la Révolution iranienne en 1979 a renforcé cette faveur. La révolution iranienne a causé une nouvelle guerre froide dans la région. La tension entre l’Iran et les Etats-Unis a durci les positions des régimes autoritaires conservateurs face à l’islamisme politique.La performance des partis islamistes lors des élections « indépendantes », tenues suite au Printemps arabe, a rendu la situation plus compliquée. L’arrivée des Frères musulmans au pouvoir en Egypte a causé la question de légitimité idéologique et populaire dans les régimes autoritaires. Le coup d’Etat en Egypte et la guerre civile connue en Libye se sont avérés à la suite de cette perception de menace. Dans ces conditions, Ennahda a senti une menace face à sa présence en Tunisie. (Source :TRT/08.06.2016 ~ 08.06.2016 )

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Tunisie, le redéploiement stratégique des islamistes

06/06/2016 by Leave a Comment
ennahda
Le parti islamiste Ennahdha annonce qu’il fait peau neuve à l’issue de son 10e congrès, sous la bannière de la « Démocratie musulmane ». Échaudée par l’échec des Frères musulmans en Égypte, la formation tunisienne serait à la recherche d’une voie apaisée pour porter son leader à la tête de l’État.Les islamistes tunisiens créent la surprise : ils annoncent un tournant doctrinal qui interroge une société civile traumatisée par une succession d’attentats revendiquées par des groupes armés affiliés à «l’État islamique». Le 10e congrès de leur parti – Ennahda, environ 100 000 adhérents –, qui s’est tenu du 20 au 22 mai, a consacré une volonté de sortir de « l’Islam politique » pour entrer dans l’ère de la «démocratie musulmane». Explication de ce changement de cap avancée par Rached Ghannouchi, président et cofondateur du parti Ennahda: « La Constitution de 2014 a imposé des limites à l’extrémisme laïc tout comme à l’extrémisme religieux. Il n’y a plus de justification à l’islam politique en Tunisie», déclare-t-il dans un entretien accordé, mercredi 18 mai, au journal « Le Monde ». « En outre, ce concept d’islam politique a été défiguré par l’extrémisme véhiculé par al-Qaida et Daech. D’où la nécessité de bien montrer la différence entre la démocratie musulmane, dont nous nous réclamons, et l’islam djihadiste extrémiste, dont nous voulons nous éloigner plus encore », précise-t-il dans le même entretien. Et pour mieux se faire comprendre par les occidentaux, Ghannouchi prend comme exemple la « démocratie chrétienne ». Quelle est la réalité de ce tournant et quelles peuvent en être les retombées au plan politique et sur l’Islamisme au Maghreb ?(Source : Mediaerranée/31.05.16/ Par Nadjib Touaibia)

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Tunisie, la laïcité en devenir ?...

Tunisie

Si, en Tunisie, une grande partie de la jeunesse s’est engagée dans la laïcité, il n’en est pas moins vrai que l’espace public est envahi par des cohortes de prêcheurs d’un autre temps. Une véritable déferlante islamiste qui contredit de façon criante l’image que veulent donner les médias français de la république tunisienne. Le professeur Mohamed Boukhari, sociologue et fondateur du PPRT, Parti Progressiste Républicain Tunisien, expose sans complaisance et avec l’objectivité qu’on lui connaît la situation d’un état failli et dresse un inventaire des échecs de la révolution du jasmin.

Remarquons d’entrée de jeu que la culture politique en Tunisie n’est ni démocratique, ni moderniste, ni laïque. En effet, la culture politique prédominante de la société tunisienne et de sa scène politique est gorgée d’archaïsme, d’hypocrisie sociale, de religiosité déculturée et d’ignorance sacrée : « la sainte ignorance »(1) comme l’explique très bien Olivier Roy. L’image rendue par les medias occidentaux – et particulièrement français – de la société tunisienne est une image simpliste, voire même fausse. La Tunisie est présentée comme étant cette opposition laïcs contre islamistes. C’était déjà le cas lors des élections législatives du 26 octobre 2014: « Le parti laïc Nidaa Tounès remporte les élections »(2), «  La Tunisie vote laïque » (3). Il faut souligner le fait que, lors des élections de l’assemblée constituante du 23 octobre 2011, personne n’a proposé un véritable débat sur la laïcité pour éclairer les électeurs. On a eu droit à «un état civil», et à la fable populiste « il faut ménager la sensibilité du peuple ». Dans ce climat de propagande islamiste anti-laïcité et de compromission des soi-disant modernistes qui se disent « hadathyoun », justement pour se démarquer du concept de modernité, la chaîne de télévision Nessma diffuse le film « Persépolis », jugé blasphématoire. Quelle aubaine pour le parti islamiste Ennahdha qui  monte au créneau et déclare que le film a « touché tout ce qui est sacré pour les Tunisiens » (4).

Dès lors, libre à  la déferlante islamiste d’envahir l’espace public par des cohortes de prêcheurs et prédicateurs d’un autre temps. La propagation des thèmes salafistes fait rentrer le pays dans un chaos organisé. La suite, on la connaît. Le pays recule sur tous les plans et devient le premier pourvoyeur des mercenaires pour tous les terrains où sévit le terrorisme. En aucun cas l’islamisme ne peut établir la démocratie et l’Etat moderne. Le fiasco du printemps tunisien est patent. L’Etat failli s’installe, la corruption est légion, le désordre et l’insécurité règnent. Force est de constater que le courant laïc et progressiste est minoritaire dans le pays. En effet, l’audience de la philosophie et de la philosophie des lumières, de la sociologie politique et de l’histoire est limitée. Le Tunisien ne lit pas. La majorité se contente de glaner des informations par le canal des réseaux sociaux ou des chaînes de télévisions, notamment celles qui véhiculent des idées archaïques présentées comme la quintessence de la pensée musulmane et qui n’est autre chose que l’idéologie des frères musulmans, du wahhâbisme et du salafisme ravageur. (Source :L´Alter Mag/3 Juin 2016/Par Mohamed Boukhari, sociologue)

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Durant tout le mois de Ramadân, le musulman ne mange ni ne boit de l'aube au coucher du soleil. Le rythme de travail est ralenti et l'ordre du jour est profondément bousculé. Toute la famille se rassemble au moment du coucher du soleil pour la rupture du jeûne et on sort une partie de la nuit.

 

 

Ramadan 1437 H (2016)
6/7 Juin 2016 (6 Juillet)

 

Quiconque parmi vous verra poindre le croissant, jeûnera tout le mois
(Coran, 2-La Vache-185)

 

Cette obligation du jeûne est une des expressions majeures de la foi du musulman. Celui qui jeûne prend distance par rapport aux biens de consommation dont l'utilisation semble aller de soi. Il traduit ainsi dans le vécu sa conviction de ne pas les avoir en sa possession, mais qu'ils lui sont donnés. Il souligne qu'il y a une autre dimension dans la vie de l'homme que celle des besoins primaires. Le jeûne fait apparaître la relativité foncière de l'homme par rapport à Dieu et l'obligation qui en découle de rendre grâce.

 

Durant tout le mois de Ramadân, le musulman ne mange ni ne boit de l'aube au coucher du soleil. Le rythme de travail est ralenti et l'ordre du jour est profondément bousculé. Toute la famille se rassemble au moment du coucher du soleil pour la rupture du jeûne et on sort une partie de la nuit.

 

Il est évident qu'on peut très difficilement soutenir un tel rythme en Belgique. La société ne lui offrant guère de soutien pour cette pratique, le musulman va chercher un appui dans les réunions de famille et au niveau du quartier pour une "animation des nuits de Ramadân"

 

La meilleure charité est celle accomplie pendant Ramadan. (Recueil de Tirmidy)

 

Durant ce mois, le musulman verse la dîme de solidarité (Zakât), un pourcentage de ce qu'on possède. Cette "aumône légale" est un pilier de l'islam.

 

Comment établir la date du 1er jour du mois de Ramadan ?

 

Ramadan s'annonce par l'un des faits suivants :

 

1 - Quand le nombre de jours du mois de Chaabane, précédant Ramadan atteint 30 jours. Le 31ème est sans contredit le 1er Ramadan.
2 - Quand le croissant est visible la veille du 30 Chaabane, c'est le début de Ramadan et il faut jeûner.

 

Une certaine incertitude, d'après les régions, concernant les dates exactes, subsiste donc. Elle souligne la relativité des certitudes humaines.

 

Le 10Août 2013, suivant le pays, les musulmans du monde entrent dans le mois de Ramadan, où ils font mémoire de la révélation du Coran (cf Coran 2,185), lequel est relu de bout en bout dans les prières des soirées de Ramadan,dans les mosquées. En France, cela concerne quelques cinq millions de musulmans

 

Les croyants musulmans observent durant cette période un jeûne rigoureux. En raison de la saison, les journées de jeûne seront plus ou moins longues. Les horaires de prières sont diffusés sur internet, dans les mosquées ou les boucheries halal.

 

Le Ramadan, neuvième mois de l’année lunaire, commémore la révélation du Coran . Le jeûne durant ce mois (siyam) constitue l’un des cinq piliers de l’islam —des obligations à respecter pour toute personne musulmane pubère et saine d’esprit— qui comportent également la profession de foi (chahada), les cinq prières quotidiennes (salaat), l’aumône (zakat) et le pèlerinage à La Mecque (hajj).

 

Le jeûne débute "lorsque se distingue le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit" et dure jusqu’au coucher du soleil. Il faut s’abstenir de manger, boire, fumer et avoir des relations sexuelles. Mais le croyant doit également se purifier, contenir ses passions et ses désirs et faire preuve d’une fraternité et d’une charité accrues.

 

Des exemptions de jeûne sont prévues, notamment pour des personnes malades ou en état d’impureté (menstruation, par exemple) et ces jours doivent être rattrapés durant l’année.

 

Chaque jour, le jeûne est rompu par des dattes sinon de l’eau. Le repas de rupture du jeûne (ftor) permet de se retrouver en famille ou avec des amis, autour de plats comme la traditionnelle soupe épaisse (harira). En fin de nuit, un autre repas (souhour) permet de se restaurer avant l’aube.

 

Les dix derniers jours du Ramadan revêtent une importance particulière, notamment la 27e nuit (Nuit du Destin , Leilat al-Qadr) qui commémore la première révélation reçue par le prophète Mahomet.

 

La fin de ce temps est marquée par l’l’Aïd el-Séghir (La Petite Fête) dite aussi Aïd el-Fitr (Fête de la rupture du Jeûne).

 

(extrait du site du Diocèse de Lyon)

 

Essayons de comprendre l'autre, différent dans l'expression de sa foi et, par notre sympathie, facilitons lui cette manifestation essentielle de sa foi. Unir notre action de grâce à la prière d'autres croyants serait un signe que nous sommes tous fils d'un même Dieu.

 

Voir aussi
Fin du Ramadan Fête de l'Aïd El Fitr
La lune, le calendrier et les fêtes Musulmanes
* L'ISLAM et ses COURANTS (du groupe rencontre Belgique)
* Au sujet du Le FOULARD islamique (du groupe rencontre Belgique)
*
31 Décembre 2006 Fête du Sacrifice : Aïd al Adha ou Aïd el Kébir

 

 

 

 


 

 

 

Ramadan 1436 H (2015)

 

6/7 June 2016 (6th July)

 

Who among you sees the new moon appear will fast the whole month.
(Koran, 2 -The Cow-185)

 

The obligation of fasting is one of the major expressions of Muslim belief. Whoever fasts detaches from food, need for which seems to go without saying. He thus brings into his lived experience the conviction that it is not his to own, but something given to him. He emphasises that there is another dimension to human life than basic needs. Fasting reveals the fundamental relativity of man in relation to God and the ensuing obligation to give thanks.

 

For the whole of the month of Ramadan, the Muslim neither eats nor drinks from sunrise to sunset. The pace of work is slowed and the daily timetable is completely disrupted. The whole family gathers at sunset to break their fast and they go out for part of the night.

 

Clearly it is very difficult to sustain such a pace in Belgium. As society at large does not provide for this practice, the Muslim will look for support in family and neighbourhood reunions for 'the celebration of the nights of Ramadan.'

 

The greatest charity is the one accomplished in Ramadan. (Anthology of Tirmidy)

 

During this month, the Muslim pays a tenth of what he owns in solidarity, ((Zakat). This 'legal almsgiving' is one of the pillars of Islam.

 

How is the date of the first day of Ramadan determined?
Ramadan is indicated by one of the following events:

 

 

1 - When the number of days in the month of Shaban, preceding Ramadan, reaches 30 days. The 31st is incontestably the first of Ramadan.
2 - When the new moon is visible on the eve of the 30th Shaban, it is the beginning of Ramadan and the fast must begin.

 

There is therefore a degree of uncertainty concerning the exact date, depending on the region. It underscores the relative nature of human certainties.

 

Let us try to understand others who differ in the expression of their beliefs and in kindness let us make this fundamental expression of their way of life easy for them. Uniting our thanksgiving with the prayer of other believers would be a sign that we are all children of the same God.

To see also:

1st October 2008 End of Ramadan Fête de l'Aïd El Fitr
Ashura

The Hegira
Aïd el Kabîr 2007
* The Moon, the Calendar of Muslim Feasts.
* ISLAM and its MOVEMENTS
*
Holy Day of the Sacrifice: Aïd al Adha or Aïd el Kébir 

Trois articles parus sur le site de l'ARCRE (Action pour la Rencontre des Cultures et des Religions en Europe)

 

Islam : les 7 clés du soufisme

 

Mostaganem village À Mostaganem, « haut lieu des savants soufis », dans le nord-ouest de l’Algérie, l’Union nationale des zawiyas a convoqué les confréries du monde entier à un congrès international. Une rencontre dont l’ambition était de jeter les bases d’une coopération coordonnée des mouvements soufis, pour faire front à l’expansion de l’islam radical et à ses dérives jihadistes. Aperçu de cette conception de l’islam que l’intellectuel tunisien Abdelwahab Meddeb qualifiait d’« antidote au fanatisme ».

Organisé du 18 au 20 mai à Mostaganem, ce 1er Congrès mondial du soufisme a réuni 120 oulémas et chercheurs de 40 pays musulmans et des délégations des communautés musulmanes de 10 pays africains. Six axes de discussion ont été retenus autour du thème général de « la référence mohamédienne dans le traitement des questions et des défis de l’heure ».

« Si l ‘islam est un corps, le soufisme en est le cœur », écrit Khaled Bentounès, cheikh de la Alawiya, la confrérie soufie fondée en 1909 par le cheikh Ahmed al-Alawi à Mostaganem. Défini comme la voie mystique musulmane, le soufisme tire son nom du mot « souf », la tunique de laine dont se revêtaient ses premiers adeptes, et vise à l’éveil de la conscience à la révélation de Dieu. Ceci par de nombreuses pratiques individuelles et collectives, allant de l’ascèse à la danse. Il apparaît dès le premier siècle de l’hégire (qui marque l’année zéro du calendrier musulman et l’exil du prophète Mohammed de La Mecque à Médine, en 622) avec des figures comme celle de Rabia el-Adawiya (née en 713 apr. J.-C.), la « Mère du Bien » pour les soufis.(Source : Jeune Afrique/ 23.05.2016)

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Interview de Hela Ouardi: “l’islam ne concerne plus seulement les musulmans”

Hela OuardiPublié en mars 2016 aux éditions Albin Michel, “Les derniers jours de Muhammad – Enquête sur la mort mystérieuse du Prophète” connaît, depuis, un franc succès, aussi bien en France qu’en Tunisie. Interdit au Sénégal, par un décret ministériel, ce livre ne cesse d’alimenter la polémique entre ceux qui y voient “une insulte” et ceux qui affirment et mettent en valeur le caractère scientifique si vital à cette époque où l’extrémisme ne cesse de se propager.

HuffPost Tunisie : Votre livre, interdit au Sénégal, connaît un franc succès en France et en Tunisie. L’Occident semble s’intéresser de près à l’islam et à son Prophète?

Hela Ouardi: L’islam ne concerne plus seulement les musulmans. Pour l’Occident, l’islam n’est plus la religion de “l’Autre”, c’est désormais une réalité sociale endogène. C’est par exemple la deuxième religion en France, pays où vivent près de 5 millions de musulmans. La curiosité que suscite l’islam est d’autant plus grande que cette religion est au cœur d’événements tragiques qui secouent fréquemment le monde occidental. L’intérêt pour l’islam est donc amplement justifié.

– Il y a certes eu plusieurs écrits sur Muhammad, sa vie, sa prophétie et ses exploits. Toutefois, son décès et les circonstances dans lesquelles il est mort ont été beaucoup moins étudiés. Quelles en sont les raisons selon vous?

Les derniers jours de Muhammad ainsi que les circonstances de son décès sont fréquemment exposés dans les ouvrages anciens et contemporains sauf que l’intention derrière l’exploration de ce sujet est souvent orientée politiquement, en vue de nourrir la polémique entre sunnites et chiites autour de la légitimité du califat. Pour ma part, j’ai délibérément choisi de me placer sur un terrain neutre afin de confronter les textes sunnites et chiites et de relater les faits sans prendre parti pour l’un et l’autre camp. (Source:Huffington Post/16.05.16/ENTRETIEN)

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“quand les soufis parlent aux chrétiens”, de Alberto Fabio Ambrosio

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Le frère dominicain Alberto Fabio Ambrosio vient de publier son dernier livre qui a pour titre : Quand les soufis parlent aux chrétiens (éditions Bayard).

Un ouvrage qui n’est pas destiné aux spécialistes, mais à tous ceux qui s’interrogent sur le vivre-ensemble des monothéismes, et en particulier celui de l’islam et du christianisme. L’auteur a choisi la voie du soufisme, courant mystique de l’islam, pour esquisser les traits d’un dialogue interreligieux possible.

Sœur Catherine Aubin a interrogé le frère Alberto Fabio Ambrosio en lui demandant pour commencer si cet écrit a pour ambition de faire grandir dans l’amitié interreligieuse.

Ecouter entretien RV: cliquer ici

 

 

Le pape François n'en finit pas de témoigner au sein de l'Eglise et au yeux du monde de son ouverture à la différence.

L’imam d’Al-Azhar portera un message de tolérance au pape

TayyebLe grand imam d’Al-Azhar, prestigieuse institution de l’islam sunnite, portera lundi un message de tolérance au pape François à l’occasion de leur rencontre historique au Vatican, a indiqué son adjoint dimanche. Cette rencontre entre Ahmed al-Tayeb et François devrait marquer une nouvelle étape dans la réconciliation, après 10 ans de relations tendues entre leurs deux institutions en raison de propos controversés de Benoît XVI semblant lier islam et violence. Le vice-grand imam d’Al-Azhar, Abbas Choumane, a expliqué dimanche à l’AFP que l’organisation de cette rencontre avait été favorisée par les gestes d’ouverture du pape François envers les musulmans. “Si ce n’était pour ces prises de position positives (du pape), cette rencontre n’aurait pas lieu”, a précisé M. Choumane, indiquant que le grand imam sera porteur d’un message pour l’occident et les musulmans. Les liens se sont réchauffés petit à petit après l’arrivée du pape François, qui a fait du dialogue interconfessionnel l’une de ses priorités, et avait notamment salué les musulmans en 2013 à l’occasion de la fin du ramadan. La visite du grand imam d’Al-Azhar a pour objectif de présenter “le vrai islam, et dissiper les malentendus créés par les groupes terroristes extrémistes”, a souligné M. Choumane. Le grand imam “encourage les pays à ne pas voir en leurs citoyens musulmans un groupe représentant une menace”, a-t-il ajouté, précisant aussi que “les musulmans dans les sociétés occidentales sont encouragés à s’intégrer.” “C’est un message pour les deux parties”, a précisé M. Choumane. (L´Orient le Jour/22/05/2016)

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Entrevue «très cordiale» entre le pape et le grand imam d’al-azhar

photo-montage-realise-le-19-mai-2016-montrant-le-pape-francois-et-le-cheikh-ahmed-al-tayeb-grand-imam-d-al-azhar-plus-haute-autorite-de-l-isLe Pape François a reçu en audience le Grand Imam d’Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb, lundi 23 mai 2016 à la mi-journée au Vatican. L’entrevue, qui a duré une trentaine de minutes, a été «très cordiale», selon le père Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège. Le Saint-Père et le Grand Imam d’Al-Azhar, la plus haute autorité de l’islam sunnite ont souligné «la grande signification de cette nouvelle rencontre dans le cadre du dialogue entre l’Eglise catholique et l’Islam». Selon le Saint-Siège, leur

échange a ensuite porté sur «l’engagement commun des autorités et des fidèles des grandes religions pour la paix dans le monde, le refus de la violence et du terrorisme, la situation des chrétiens dans le contexte des conflits et des tensions dans le Moyen-Orient, ainsi que leur protection». Le Pape a offert au Grand Imam d’Al-Azhar un médaillon représentant l’olivier de la paix ainsi qu’une copie de son encyclique Laudato Si’. A l’issue de l’audience, et avant de quitter le Palais apostolique, Ahmed al-Tayeb s’est également brièvement entretenu avec le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, accompagné du secrétaire du dicastère Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot qui l’avaient accueilli à son arrivée. (Source : Radio Vatican/2016-05-23)