Témoignages

 

Mauritanie: l'ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz s'insurge d'être empêché de voyager

 

L'ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a été empêché de voyager à l'étranger, mercredi 4 janvier. Alors qu'il s'apprêtait à prendre un vol pour Paris, l'ancien président a été intercepté à l'aéroport de Nouakchott par la gendarmerie, qui lui a confisqué son passeport

« J’avais prévu de voyager ce soir sur Paris, je me suis présenté normalement et j’ai fait mes formalités, raconte l'ancien présidentMohamed Ould Abdel Aziz. Tout allait très bien jusqu’à l’arrivée de la gendarmerie. Les gendarmes m’ont demandé mon passeport. Je leur ai dit qu’ils n’étaient pas concernés par ça, parce que ce ne sont pas eux qui font les formalités. Une fois devant le guichet, j’ai présenté le passeport avec la carte d’embarquement, et puis ils m’ont dit : "On a reçu des instructions pour vous empêcher de voyager. Vous ne pouvez pas quitter le pays." Je leur ai demandé pourquoi, est-ce qu’ils ont un document quelconque pour justifier leur décision ? Ils m’ont dit non, ce sont les instructions, mon passeport est confisqué. »

Mohamed Ould Abdel Aziz est en attente d'être jugé pour des faits de corruption durant ses 10 années au pouvoir. L'ancien chef de l'État avait été mis sous contrôle judiciaire en 2021, puis incarcéré, assigné ensuite à résidence pour des raisons de santé, et enfin, libéré en septembre, suite à la fin de son contrôle judiciaire. Il s'est déjà rendu à Paris durant deux mois, le trimestre dernier.

« J’attends d’être jugé »

Il estime que les événements d'hier sont une sanction politique, sans fondement juridique : « Une mesure de la police politique de la dictature de mon pays, c’est tout ! Moi, je ne suis ni en contrôle judiciaire, ni en résidence surveillée. J’attends d’être jugé, donc je ne peux pas comprendre. À partir du moment où je suis chez moi, je ne sais pas si je suis en liberté parce que je suis poursuivi, pourchassé. Et ces derniers temps, j’ai beaucoup bougé, j’ai fait beaucoup de bruit, pour être en paix avec la police, et il ne faut pas trop bouger, il ne faut pas trop parler, il ne faut pas critiquer le système. Malheureusement, depuis trois ans, on vit ce système, on vit cette dictature cynique et sournoise. »

►À lire aussi : Invité Afrique - Mauritanie : « Non, je n'ai pas trahi Mohamed Ould Abdel Aziz », affirme le président Mohamed Ould Ghazouani (Entretien datant de 2021)

 
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Les préjugés sur les autres nous empêchent d'un comportement chrétien à leur égard (Une réflexion du Père Vincent KIYE, Mafr dans le cadre de l'hebdomadaire de la paroisse de Nioro du Sahel)
Textes du jour :
1ère lecture :  1 Jn 3, 11-21
Evangile : Jn 1, 43-51
« Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »— Jn 1, 43-51
Que peut-on retenir de cet échange entre Nathanaël et Jésus qui aboutit par cette affirmation audacieuse de Jésus sur sa gloire à venir ? 
La pointe de l'épisode est intéressante. Elle nous invite à évangéliser notre regard et nos pensées sur les autres en vue d'un comportement chrétien. C'est là être humain. Autrement, nous commettons des graves injustices envers des peuples tout entier sans trop le savoir.  André rapporte un fait avéré à Nathanaël qui non seulement ne croit pas, mais aggrave encore son incrédulité en l'étendant à tout un peuple: « De Nazareth
peut-il sortir quelque chose de bon ? »
Quel dénigrement envers tout un peuple ! Quel déterminisme !
 
Croyez-vous que Dieu puisse être injuste jusqu'à ce point, condamnant d'un coup tout un peuple qu'il a créé par amour? 
Voilà le péché des préjugés dont plusieurs d'entre nous souffrent encore aujourd'hui. Peu importe nos préjugés sur les autres, la gloire que Dieu a prévu pour ses élus, personne ne peut l'empêcher de se manifester.
Le préjugé dans les rapports humains est une expression du manque d'amour qui nous rapproche de l'attitude de Caïn. Voilà pourquoi dans la première lecture, Saint Jean nous invite à l'amour mutuel qui se moque des préjugés lorsqu'il dit : "aimons-nous les uns les autres. Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère."
Oui bien-aimés dans le Seigneur, la liturgie de ce premier jeudi de l'année 2023 nous donne d'entrer réellement dans une nouvelle vision des choses, à repartir sur les nouvelles bases en mettant en _épochè_ toutes les mauvaises idées sur les autres nations ou peuple, nous empêchant par ce fait à leur faire du bien. Transcender ces préjugés c'est accepter de mourir en quittant ce vieil homme des préjugés pour un comportement humain envers les autres, parce que nous les aimons. Soyons humains.
Le Seigneur soit avec vous !
✍🏾 Père KIYE M. Vincent, Missionnaire d'Afrique
Paroisse de Nioro du Sahel
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Pour celui où celle qui a vécu dans le bien et en harmonie avec Dieu, la nature et le prochain, la mort est une entrée dans la vie et la vie éternelle.( Exhortation du Père Vincent KIYE à l'occasion de la messe d'action de grâce de sa maman Agnès KITUKU Mikany décédée le 24 déc 2022)
« Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » (Jn 2, 1-11)
Oh! Comme il était dur envers sa mère ! On aurait cru qu'il était insolent envers sa mère. Mais loin de là ! L'intention de Jésus n'est pas d'humilier sa mère ni de la déconsidérer. Le souci de Jésus dans cet extrait était de lui rappeler qu'il faut toujours chercher la volonté de Dieu en tout, laquelle volonté qu'il identifie ici à son heure. Et lorsque l'homme recherche cette volonté de Dieu dans sa vie, il trouve des réponses aux énigmes de la vie. L'eau se charge en vin et les gens retrouvent le sourire. Ce que Marie a vite compris, surtout l'exigence  de la mission du Christ pour le genre humain : celle de sauver le genre humain et de donner la vie en abondance. Pour cette raison, il ne peut pas ne pas donner satisfaction aux convives de noces, il ne peut pas les laisser sombrer dans la tristesse. Consciente de cela, Marie s'en va dire aux serviteurs: "Faites tout ce qu'il vous dira."
Quand la complicité entre la mère et le fils est au bon fixe, on retrouve le vin, synonyme de la joie. On retrouve la vie. Mais quand on ne fait pas confiance au fils, voyant en lui, un homme dur et on refuse de l'écouter, on périt. Le miracle ne s'accomplit pas. On meurt de soif, on meurt de faim, on meurt de maladie. Alléluia !
Bien-aimés dans le Seigneur, Marie savait qu'en Jésus, Dieu s'est fait homme pour sauver l'humanité de la dégradation universelle, pour nous montrer le chemin de la vie. Il agissait toujours dans le sens de la volonté de Dieu son père. Comme le dira le Pape Benoît XVI, "Jésus est descendu du ciel pour nous apprendre l'art de vivre".  Pour ce faire, il fallait l'écouter et faire ce qu'il nous dit pour vivre. Voilà pourquoi Marie l'écoutait et recourait à lui avec confiance. Et nous, que faisons-nous aujourd'hui ? Écoutons-nous le Fils présent au milieu de nous, à travers sa parole et ses ministres ou bien nous nous obstinons? Si nous voulons avoir le vin qui manque dans notre vie, écoutons ce que nous dit le Fils, le prêtre par excellence. Sinon nous périrons. Et Jésus nous parle aujourd'hui à travers plusieurs médiations dont nos frères et sœurs. Les écoutons-nous ?
Nous voici réunis aujourd'hui pour rendre grâce à Dieu pour le témoignage de vie chrétienne et humaine de maman Agnès KITUKU Mikany qui nous a quittés le 24 déc 2022. Que puis-je vous dire à cette circonstance, sinon, nous inviter à réfléchir sur un dilemme simple qui pour moi, vaut plus qu'une exhortation théologique à pareille circonstance.
La mort reste certes, une fatalité. OUI, toute âme goûtera à la mort. Et le psalmiste renchérit en disant, "aussi cher qu'il puisse payer, toute vie doit finir." Mais comment cette vie finira-t-elle?Quel sort le destin réservera-t-il à mon âme au soir de ma vie? 
Méditant sur le témoignage de vie de maman Agnès tout le temps qu'elle avait le pouvoir de guider la barque par elle-même, j'ai eu la certitude que j'ai partagée avec plus d'un, dans le mot de remerciement posté sur le réseau sociaux après le jour de son inhumation, que quittant cette terre des hommes le 24 déc, au moment où Jésus naissait sur terre, Y'Agnès elle, naissait au ciel. Applaudissez  pour vous-mêmes en raison de cette foi qui nous anime. Heureuse celle qui a cru. 
Oui, Y'Agnès était une femme de foi, au regard de ce que nous retenons d'elle ; hormis ce dont on ne peut parler. C'est le domaine de Dieu seul. S'y référant, voici deux choses à retenir pour nous qui sommes restés encore sur cette terre :
Pendant notre séjour ici sur terre, si nous vivons dans le bien, c'est -a-dire en relation équilibrée avec Dieu, avec le prochain et avec la nature, cherchant la paix et l'unité entre les hommes, bref, portant sans cesse en nous, le souci du renouveau de l'humanité, le jour où notre pèlerinage sur terre prendra fin, nous retournerons au Père Céleste et nous entrerons dans la vie. Nous ne mourrons pas. Ceux qui intègrent les valeurs du Royaume des cieux dans le quotidien de leur vie, ne meurent pas. Ils entrent dans la vie.
Par contre, si nous passons notre vie sur cette terre qui n'est pas notre patrie définitive mais l'empire des violents, des menteurs hors-norme, si nous y passons notre vie dans une indiscipline intolérable, sans pudeur et sans tenir compte des autres avec qui nous partageons certaines croyances, si nous passons notre vie sur cette terre dans le vol, le viol, la division, dans la recherche effrénée des plaisirs désordonnés, dans des rivalités, des jalousies les plus ridicules, bref dans des contre témoignages que la duperie du monde ironise en nous les présentant comme des valeurs d'une inventivité pressente, nous mourrons malheureux au soir de notre vie et le doute sur le sort de notre âme attristera les coeurs de nos proches.
Que celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende.
Le Seigneur soit avec vous !
✍🏾 Père KIYE M. Vincent, Missionnaire d'Afrique
Paroisse de Nioro du Sahel
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Tchad : Hinda Déby Itno, de reine de N’Djamena à étudiante de Neuilly

Puissante parmi les puissants alors que son mari, Idriss Déby Itno, régnait sur N’Djamena, l’ancienne première dame a peu à peu vu son étoile pâlir. En délicatesse avec certains de ses anciens beaux-fils, elle a entamé une nouvelle vie en France. Révélations.

Mis à jour le 27 décembre 2022 à 09:41

 
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Hinda Déby © ASHRAF SHAZLY/AFP

[Série] Femmes de l’ombre… et de pouvoir (2/5) – À l’ouest de Paris, dans la banlieue chic et bourgeoise de Neuilly-sur-Seine, la discrétion est de mise. Ici, l’élite côtoie l’élite. Le patrimoine moyen d’un contribuable habitant la ville, selon une étude de 2022, atteint près de 3 millions d’euros et, sur 1 000 ménages, près de 150 sont soumis à l’impôt sur la fortune. Alors forcément, dans les écoles de la ville, les meilleurs professeurs forment les plus jeunes à prendre la succession de leurs parents. Critique, le sociologue Pierre Bourdieu appelait le phénomène « reproduction sociale ». Mais, à Neuilly-sur-Seine, dans l’ex-fief de Nicolas Sarkozy, c’est simplement un système bien huilé.

À LIRE[Série] Femmes de l’ombre… et de pouvoir

Sur les bancs des classes du « système », de nouveaux élèves ont fait leur apparition au début de l’année scolaire 2022-2023. Ils ne sont ni fils de banquiers, ni héritiers de grandes familles bourgeoises. Leur père, Idriss Déby Itno, a été maréchal du Tchad et président du pays pendant plus de trente ans. Leur mère, Hinda Déby Itno, les a inscrits à Neuilly-sur-Seine car c’est désormais ici qu’elle réside, loin des remous de N’Djamena, où elle a jadis été l’une des plus puissantes alliées de son époux. Depuis juillet 2022, l’ancienne première dame – qui a obtenu la nationalité française en 2017 – y vit un exil discret.

Le temps du deuil…

Retour à N’Djamena, le 23 avril 2021. Emmanuel Macron a fait le déplacement dans la capitale tchadienne pour assister aux obsèques d’Idriss Déby Itno, tué quelques jours plus tôt dans des combats face aux rebelles du Front pour l’alternance et le changement au Tchad (Fact). Jean-Yves Le Drian, son ministre des Affaires étrangères, est debout derrière lui, à moins de deux mètres de la personnalité du jour, Mahamat Idriss Déby Itno, qui a pris la tête du Conseil militaire de transition (CMT). Mais beaucoup de Tchadiens n’ont en réalité d’yeux que pour un autre membre de la famille, en voile, robe longue et lunettes noires : Hinda Déby Itno.

À LIRETchad : aux obsèques d’Idriss Déby Itno, la realpolitik rattrape Emmanuel Macron

Visiblement très affectée, elle est entourée de ses plus jeunes enfants. À la tribune, elle rend hommage au défunt, avec qui elle avait convolé en justes noces en 2005 et qu’elle accompagnait encore quelques jours plus tôt dans les meetings de campagne. Sans doute se remémore-t-elle quelques-uns des moments marquants des seize années d’exercice du pouvoir commun. Sans doute aussi tente-t-elle de discerner les contours de sa nouvelle vie. Veuve, ancienne première dame, elle sait déjà, ce 23 avril, que son monde et celui de sa famille ne seront plus jamais les mêmes.

Pendant près d’un an, elle ne fait plus d’apparition publique. Dans le secret de la résidence qui jouxte le palais présidentiel, et qu’elle occupait déjà avec Idriss Déby Itno, elle observe le deuil, épaulée par sa mère, Mariam Abderahim Acyl. Elle continue de s’intéresser aux activités de sa fondation Grand cœur, dirigée sur le terrain par la secrétaire générale Habiba Sahoulba. Quelques distributions de matériel dans les domaines de l’éducation et de la santé sont encore organisées mais l’activité décline. L’ambiance est morose. Et pour cause : l’arrivée au pouvoir de Mahamat Idriss Déby Itno est loin de lui avoir été favorable.

… du déclin

Le nouveau maître de N’Djamena fait pourtant plutôt partie de ses protecteurs. Le patron du CMT a même conservé comme aide de camp Khoudar Mahamat Acyl, un frère de l’ex-première dame qui officiait déjà auprès du président défunt. Deux autres frères, Abderahim Mahamat “Abbo” Acyl et Ahmat Khazali Acyl, ont eux aussi gardé leurs postes, respectivement à la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT) et à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS). Mais, inexorablement, le vent du désert va tourner. En décembre 2021, des ennuis judiciaires viennent frapper la famille.

À LIRETchad : plusieurs membres de la famille d’Hinda Déby Itno suspects dans une affaire de meurtre

Dans le cadre d’une enquête sur la mort du colonel Nousradine Khamis Hassaballah, assassiné le 8 décembre à N’Djamena, les soupçons vont en effet rapidement s’orienter vers Khoudar Mahamat Acyl et Ahmat Khazali Acyl. Sont-ils les commanditaires du meurtre, dont le mobile serait un différend foncier ? Ils sont arrêtés puis incarcérés dans les locaux des renseignements généraux pendant de longs mois. Ils ne retrouveront la liberté qu’en mars 2022, l’affaire étant finalement classée sans suite. Mais les deux frères, qui ont vécu l’épisode comme une humiliation, ont perdu toute influence à N’Djamena.

AUJOURD’HUI, LES TROIS FRÈRES D’HINDA SONT TENUS À L’ÉCART

Aujourd’hui, l’ancien aide de camp d’Idriss Déby Itno n’exerce plus et vit discrètement au Tchad, en attendant des jours meilleurs. Quant à l’ex-patron de la CNPS, il a pris le chemin de l’exil et réside aux États-Unis. Abderahim Mahamat « Abbo » Acyl a lui aussi dit adieu à ses fonctions convoitées à la SHT. Remplacé dès le 28 mai 2021 sur décret de Mahamat Idriss Déby Itno, il a décidé de lancer un parti politique, le Mouvement pour la justice et l’équité, au sein duquel il entend dénoncer les « trente ans de gabegie » du régime d’Idriss Déby Itno. « Aujourd’hui, les trois frères sont tenus à l’écart », résume un proche de leur famille à N’Djamena.

… et de l’exil

Hinda Déby Itno était-elle la cible de ce mouvement de fonds dans le marigot tchadien ? Depuis son mariage, l’ancienne première dame avait pris soin de placer ses proches aux postes-clés, avec l’assentiment d’Idriss Déby Itno. Du pétrole aux douanes en passant par l’armée, les Acyl avaient tissé leur toile, en s’appuyant sur l’influence de leur sœur, installée au plus près du pouvoir. Au point de faire des envieux jusque dans l’ »autre » famille du président, les Itno ? « À la minute où le maréchal est décédé, le sort des frères d’Hinda était joué. Il y a eu une énorme pression pour écarter les Acyl », ajoute notre source.

À LIREDéby Itno contre Faki Mahamat : au Tchad, chronique d’un duel annoncé ?

Parmi les fils du défunt président, Zakaria – l’aîné – et Seïd Idriss Déby (ancien directeur de la SHT) semblent avoir été les premiers à prendre en main l’opération. En revanche, Mahamat Idriss Déby Itno a longtemps tenté de calmer le jeu. « Hinda ne s’est jamais entendue avec les aînés. Mais ses rapports étaient un peu meilleurs avec Kaka [surnom du chef de l’État] », confie un proche de la présidence. Mais l’affrontement, en coulisses, était inévitable. « Le déclencheur a été l’héritage du maréchal. À sa mort, il a fallu faire un inventaire, et certains des fils étaient persuadés qu’Hinda avait dissimulé une partie des biens », confie notre source familiale.

Les investigations des détracteurs de l’ex-première dame ne donneront rien. Selon les indiscrétions recueillies par Jeune Afrique, l’héritage répertorié a finalement été réparti entre Hinda et chacun des enfants de l’ex-chef d’État, des plus âgés aux plus jeunes. Puis, vers le milieu de 2022, l’exil a fini par s’imposer. L’ex-épouse a-t-elle voulu mettre un terme à son deuil ? Souhaitait-elle échapper aux tensions ? « Ce n’était pas une vie », glisse un proche. À Neuilly-sur-Seine, riche parmi les riches, Hinda Déby Itno a décidé d’entamer une nouvelle vie : selon une source française, elle s’est inscrite pour reprendre des études dans une grande école parisienne.

 
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Parler de la mort et en endurer la douleur d'avoir perdu un membre très proche : voilà deux personnes qui n'habitent pas le même monde de sens.

Mot de remerciement du Père KIYE M. Vincent, après l'inhumation de leur vénérable mère KITUKU Mikany Agnès (Y'Agnès)


 
Excellences messeigneurs,   Révérends pères,   Révérends Abbés,
 
Révérendes soeurs,    Révérends frères,
 
Chers frères et sœurs en Christ et en humanité,
 
" Des milliers de personnes qui ont cru et suivi le Christ, qui peut me dire celui d'entre eux qui sait avec précision, le jour du rappel à Dieu de son  proche?" Voilà le mystère, voilà ce qui nous paraît une surprise quand la mort frappe à la porte de notre famille ou de notre cercle d'amitié.
 
 
 
De surcroît, cela fait mal, et même très mal." (Une reprise du théologien sud africain, Albert Nolan, Jésus avant le christianisme)
 
Frères et sœurs,

Ce 24 - 25 décembre 2022, pendant que nous célébrions la naissance de Jésus dans notre monde, cela coïncida avec la naissance au ciel de ma vénérable mère biologique, KITUKU Mikany Agnès, appelée affectueusement y'Agnès. Veuve dès l'âge de 34 ans, elle refusa de se remarier et éleva ses quatre enfants, trois filles et un garçon, comptant sur la grâce de Dieu agissante à travers sa détermination et sa fidélité à son premier et unique engagement matrimonial. Voilà pourquoi nous avions trouvé en elle, cette veuve de l'évangile selon Saint Luc qui avait donné à Dieu tout ce qu'elle avait pour vivre (Lc 21, 1-4) cf. Ma devise d'ordination presbytérale. C'est le chiasma christologique du Christ qui vient au monde pour faire de y'Agnès citoyenne du ciel. J'y crois.

Un jour après sa mise en bière, suivie de son inhumation, malgré les larmes aux yeux mais convaincu que maman est entrée dans la vie, au nom de toute la famille, je viens vous traduire l'expression de notre gratitude pour votre marque de compassion, de fraternité et d'amitié. Y'Agnès n'est plus, mais sa mémoire reste. L'histoire ne m'excusera point, si je ne saluais pas la mémoire de cette femme, une des rares d'une génération de sacrifice au nom de leur foi authentique. Je sais de quoi je parle. Une fois de plus, merci à tous et chacun. Que son âme repose en paix et du ciel où elle repose désormais, qu'elle intercède pour nous.
Le Seigneur soit avec vous !
✍🏾 Pour la famille,
Père KIYE M. Vincent, Missionnaire d'Afrique 
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En Côte d’Ivoire, le retour en grâce de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny

L’ancienne première dame, longtemps fâchée avec son pays d’origine, a repris ses quartiers à Abidjan où elle a reçu tous les honneurs.

Mis à jour le 27 décembre 2022 à 16:07

 
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Marie-Thérèse Houphouët-Boigny élevée à la dignité de grand officier dans l’ordre national en octobre 2022, entourée de Madame Ouattara et du président Bédié. © Doc TV RTI via YOUTUBE

« Je sais que nombre d’entre vous se demandaient ce que je devenais, si j’avais encore la force physique et la lucidité, vu mon âge avancé. Grâce à Dieu, je me porte bien. » Le 18 octobre dernier, à Abidjan, Marie-Thérèse Houphouët-Boigny est entourée d’un parterre d’officiels. La première dame Dominique Ouattara est assise à sa gauche, l’ancien président Henri Konan Bédié à sa droite.

À LIRECôte d’Ivoire : les Houphouët, une histoire de famille

Les invitations ont transcendé les clivages politiques, même l’ancienne première dame Simone Gbagbo et le président de l’Assemblée nationale Adama Bictogo sont là. Le moment est solennel. Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, 92 ans, ne cache pas son émotion.

Symbole

Parce qu’aujourd’hui, la Côte d’Ivoire la distingue en l’élevant au grade de grand officier de l’ordre national. Le jour de la cérémonie n’a pas été choisi au hasard. Il correspond à celui de la naissance du « Vieux », Félix Houphouët-Boigny président ivoirien de 1960 à 1993, né en 1905 et mariée en seconde noce à Marie-Thérèse en 1952.

Dans son discours, la grande chancelière Henriette Dagri Diabaté couvre d’éloges la première première dame de Côte d’Ivoire qui a contribué, dit-elle, à faire rayonner le pays à travers le monde, avant de devenir un symbole de « l’unité nationale et de la paix ».

« Je n’ai manqué de rien »

« Grâce aux présidents qui se sont succédé, je n’ai manqué de rien. Le président Henri Konan Bédié m’a soutenue pendant tout mon veuvage, le président Laurent Gbagbo pour les années qui suivirent et le président Alassane Ouattara jusqu’à ce jour », confesse alors Marie-Thérèse Houphouët-Boigny.

À LIREMarie-Paule Okri, Sonia Terrab, Laetitia Ky… L’afroféminisme coup-de-poing

Mi-septembre, cette dernière a posé ses valises dans sa résidence de Cocody – non loin de celle du président ivoirien -, rénovée par l’État. Cela faisait sept ans qu’elle n’avait pas remis les pieds en Côte d’Ivoire et ne s’était pas exprimée publiquement. Il faut dire que l’histoire entre Marie-Thérèse Houphouët-Boigny et son pays d’origine est pour le moins contrariée. À tel point que l’ancienne première dame a choisi pendant très longtemps de ne plus vivre à Abidjan, préférant s’installer en France, à un jet de pierre de la Suisse.

Au cœur de ce désamour, la question du partage de l’immense héritage de son époux, décédé en 1993. Depuis, sa succession fait l’objet d’un âpre combat judiciaire – principalement entre les enfants de sa première femme et elle. Dans ces conditions, beaucoup imaginaient la “Jacquie Kennedy noire”, son surnom quand elle était première dame, finir sa vie dans sa demeure de Haute-Savoie, entouré de son personnel rémunéré par Abidjan.

« Une visite familiale »

Selon nos informations, ce retour surprise souhaité par le président Ouattara dans le cadre de sa politique de réconciliation, a été coordonné par Henriette Diabaté, et deux de ses proches, Catherine Diop et Myriam Cissé. Aux petits soins, le président Ouattara a fait affréter un avion de la flotte présidentielle pour aller la chercher, à Genève, en présence de l’ambassadeur ivoirien en Suisse, Kouadio Adjoumani.

À LIRECôte d’Ivoire : Tidjane Thiam, prêt pour l’arène politique ?

Depuis, Marie-Thérèse Houphouët-Boigny ne cesse de recevoir chez elle, des personnalités politiques, des acteurs économiques ou culturels. Le 9 décembre, le couple Ouattara lui a rendu « une visite familiale » selon les propres mots du chef de l’État. Sur les photos publiées dans la presse nationale, le trio apparait très souriant, détendu, eux que l’on a longtemps dit en froid.

Plus récemment, c’est le banquier d’affaire Tidjane Thiam, petit-neveu d’Houphouët-Boigny, membre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) qui revendique l’héritage politique du “Vieux”, qui a fait le déplacement jusqu’à la résidence de Cocody. De retour pour de bon, il semblerait que la discrète Marie-Thérèse Houphouët-Boigny compte bien retrouver sa place, celle d’une personnalité incontournable en Côte d’Ivoire.

Sous-catégories

Les informations sur nos maisons de formation datent de quelques années, et nous avons demandé aux responsables de ces maisons de nous donner des nouvelles plus récentes.
La première réponse reçue vient de Samagan, le noviciat près de Bobo-Dioulasso (lire la suite)

 

La deuxième réponse nous a été donnée par la "Maison Lavigerie", notre maison de formation à la périphérie de Ouagadougou, où les candidats ont leurs trois premières années de formation (lire la suite)