Témoignages

 

kiye2021
  
L'hebdomadaire de la paroisse de Nioro du Sahel n°52 du vendredi 12 août 2022: Pourquoi trahir pour satisfaire les besoins temporels qui ne garantient pas la vie éternelle ?
(une réflexion du Père Vincent KIYE ,Mafr)
 
Textes du jour :
1ère lecture : 16, 1-15.60.63
Évangile :  Mt 19, 3-12
 
« Ta beauté était parfaite, grâce à ma splendeur dont je t’avais revêtue. Mais tu t’es prostituée » (Ez 16, 1-15.60.63)
 
Bien-aimés dans le Seigneur, nous avons voulu pour ce 52 ème numéro de notre hebdomadaire, nous pencher sur les lectures du vendredi 12 août, plus précisément partir de ce texte de l'ancien testament plutôt que de partir de l'évangile du jour. C’est en raison de la réalité de notre vie quotidienne et comme le dira Jésus aux pharisiens dans l'Évangile, parlant de la prescription de la loi de Moïse sur la répudiation des femmes. 
Frères et sœurs en Christ, ce texte déplore notre infidélité envers Dieu certes, mais aussi dans nos différents engagements qui traduisent effectivement notre infidélité envers Dieu.

En effet, s'il y a un mal qui ronge nos sociétés aujourd'hui figure bien celui de l'infidélité dans nos différents rapports les uns des autres. Des couples divorcent, des contrats de travail sont résiliés, des familles disloquées par manque de fidélité. Toutes ces ruptures sont le reflet de notre infidélité envers Dieu. Que se passent-il en réalité ? La réponse nous paraît simple ! Notre époque crée plus des besoins qu'elle ne crée les moyens pour satisfaire ces besoins. Ainsi, l'homme trahi facilement pour satisfaire ses besoins 
Nous sommes en train de perdre le sens même de l'humanité, mieux, ce qui fait l'homme au profit des intérêts temporels, au profit des satisfactions passagères. Si ce problème est aussi vieux que notre époque, en ces temps qui sont les derniers,  nous avons l'impression que cela devient grave au point que l'aujourd'hui de la question de l'infidélité dans nos différents rapports nous a conduits à comprendre un des facteurs majeurs: l'insatisfaction de l'homme. Dieu nous donne toujours ce qui est bon pour nous, ce qui doit nous permettre d'atteindre la fin pour laquelle nous avons été créées. Mais l'homme n'a aucun égard envers Dieu. Il croît toujours que ce que Dieu lui a donné est insignifiant. Aujourd’hui plus que hier, la modernité a créé plus des besoins qu'elle n'a créé des moyens pour satisfaire ces besoins. Et l'homme de notre temps cherche toujours à satisfaire ses besoins par tous les moyens.
La femme trouve que l'homme que le Seigneur lui a donné ne lui convient plus ou n'est plus à la hauteur, ne répond plus à ses attentes; que son travail, son salaire etc n'est pas le bon. Nous cherchons toujours à nous conformer à la volonté du monde plutôt qu'à la volonté de Dieu. Là,  nous passons de la beauté qui était parfaite, grâce à la splendeur dont Dieu nous avais revêtue à la beauté du monde qui n'est que d'un moment.  Ce que le prophète Ezechiel exprime en termes de prostitution. Mais que cherchons-nous en tout cela? Tu as une femme, pourquoi chercher une autre? Tu as un salaire, pourquoi chercher à voler l'entreprise ou ton patron pour avoir plus? Tu as signé un contrat avec tes ouvriers, pourquoi vouloir falsifier ce contrat pour les ruiner? Tout cela est l'expression de manque de foi. Nous ne savons plus faire confiance à celui qui crée et donne les moyens de faire face aux réalités de la vie.
Frères et sœurs, Dieu nous donne toujours ce qui est bon pour notre salut. Le reste conduit à la perdition. La recherche des satisfactions anarchiques est un boulevard qui conduit droit en enfer. Demandons la grâce de chercher  à nous conformer à la volonté de Dieu qu'à celle du monde qui nous detourne toujours de Dieu. Amen 
Le Seigneur soit avec vous !
✍🏽 Père KIYE Mizumi Vincent, Missionnaire d'Afrique 
Paroisse de Nioro du Sahel dans le diocèse de Kayes au Mali 
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Guinée : Mohamed Béavogui reprendra-t-il son rôle de Premier ministre ?

Absent du pays depuis près d’un mois, le chef du gouvernement de transition est au centre des interrogations, alors qu’une partie de la classe politique guinéenne se demande s’il entend reprendre sa place de Premier ministre. Coulisses d’un séjour européen qui se prolonge.

Par Jeune Afrique
Mis à jour le 11 août 2022 à 12:20
 
 beavogui

 

 

Le Premier ministre guinéen, Mohamed Béavogui

 

Échaudé par la conduite de la transition et ses relations parfois houleuses avec Mamadi Doumbouya, le Premier ministre Mohamed Béavogui s’apprête-t-il à jeter l’éponge ? Nommé le 6 octobre dernier à son poste, l’ancien sous-secrétaire général des Nations unies à la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation) est remplacé depuis le 16 juillet à son poste. L’homme fort de Conakry, Mamadi Doumbouya, a nommé l’actuel ministre du Commerce Bernard Goumou au poste de Premier ministre par intérim.

Officiellement en déplacement en Italie pour raisons médicales, Mohamed Béavogui n’a jusqu’à présent pas donné de date de retour. Ce séjour prolongé en Europe et la nomination d’un remplaçant à son poste alimentent les rumeurs à Conakry, où de nombreux observateurs doutent de son retour en Guinée. Avant de s’envoler pour Rome, le Premier ministre guinéen avait fait savoir à ses collaborateurs et proches que son absence ne durerait que sept jours.

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Contacté par Jeune Afrique, ce dernier assure que « la santé est nécessaire pour mener à bien la conduite du pays » et qu’il rentrera lorsque sa condition le lui permettra. En attendant, il séjourne en Italie, à Rome, où il tente de conserver le secret autour de son quotidien. Il n’est plus apparu en public depuis le 13 juillet, peu avant son départ de Guinée, alors qu’il participait à une cérémonie organisée par l’ambassade de France à Conakry.

Résidence italienne

Dans la capitale italienne, le Premier ministre a, selon nos informations, retrouvé un domicile qu’il connaît puisqu’il l’avait acquis alors qu’il occupait la fonction de directeur pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale du Fonds international du développement agricole, une agence onusienne basée à Rome. À l’époque, Mohamed Béavogui occupait cette maison avec sa famille, et le logement demeurait vide lorsque le futur locataire de la primature était en séjour à Conakry.

En dépit de l’argument médical avancé, plusieurs sources proches de l’intéressé assurent qu’il ne souffre d’aucune maladie grave justifiant un séjour prolongé hors de la Guinée. Ce qui ne fait qu’alimenter davantage les rumeurs. Depuis sa nomination, des frictions avec la junte au pouvoir avaient ainsi été révélées publiquement. Ses prises de position auprès de la Cedeao sur la durée de la transition avaient ainsi été désavouées par Mamadi Doumbouya, et un désaccord avait aussi émergé lorsque ce dernier avait décidé de donner à l’aéroport de Conakry le nom de Sékou Touré.

Ces conflits n’auraient officiellement pas entamé la volonté de l’ancien haut fonctionnaire international de mener à bien sa mission, assurait à l’époque un membre de son entourage.

Seize mois de captivité au Mali pour le journaliste français Olivier Dubois

 

Il vient de passer son deuxième anniversaire en captivité. Olivier Dubois a eu 48 ans le 6 août, et cela fait désormais 16 mois qu’il est otage au Mali. Le journaliste français a été enlevé le 8 avril 2021 à Gao alors qu’il était en reportage. Collaborateur de Jeune Afrique, du Point et de Libération, Olivier Dubois est depuis apparu dans deux vidéos dans lesquelles il explique être retenu par le Jnim, le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans dirigé par Iyad Ag Ghaly et lié à al-Qaïda. 

 

Le Mali et la France assurent être engagées pour sa libération, mais ne donnent toujours aucun détail sur les actions entreprises en ce sens. En attendant qu’il retrouve la liberté, RFI donne la parole à la famille d’Olivier Dubois tous les 8 du mois. Dans la dernière preuve de vie diffusée par ses ravisseurs, Olivier Dubois expliquait qu’il pouvait entendre ces messages, là où il se trouve, et qu’ils lui étaient évidemment d’un grand soutien.

Mon amour, j'espère que tu vas bien et que tu tiens. S'il te plaît, ne lâche rien, ni la vie ni l'espoir. J'ai confiance en toi. Tu es attendu et tellement aimé. Et cette distance ne change rien. Tes enfants ne cherchent qu'à te rendre fier. Angie a commencé des cours d’arabe et de théâtre, et Saël fait du yoga. Et moi, je t'aime tellement, tellement fort. Je sais mon amour, c'est dur, mais tu es là, bien en vie, j'en suis sûre, je te sens à chaque instant dans mon cœur. Tu ne me quittes jamais. Garde toujours ça en tête, tu n'es jamais seul. Je suis là. Nous vivons toujours à Bamako, et nous ne quitterons pas ici. Quelle que soit l'actualité, s'il te plaît, ne t'inquiète jamais pour nous. Quand on imagine quelque chose comme s'il était déjà arrivé, il arrivera. Alors imagine-toi rentrer à la maison, à chaque instant s'il te plaît. Je t'aime, joyeux anniversaire mon petit chou.

Déborah Al Hawi Al Masri, la compagne et la mère des enfants d'Olivier Dubois

Pour ton jour de commémoration, pas de trêve quant à notre mobilisation. D’Avignon à Marseille, de Briançon à l’Alpe d'Huez et jusque dans la capitale, désormais, ton nom, Olivier, a fait le tour de France. Via notre pétition “Libérons Olivier Dubois”, l’un des signataires nous a écrit que si demain, il était à ta place, il aimerait beaucoup que tout le monde se mobilise pour lui. Car ne pas oublier Olivier Dubois ne suffit pas. C’est pourquoi, depuis sept mois, frangin, plus de 110 000 personnes, à tes côtés et aux nôtres, souhaitent, demandent et réclament, tout comme nous, que ce silence qui t’entoure soit enfin brisé, et que tu sois enfin libéré, où que tu sois. Maman, Benjamin et moi t’adressons toutes nos pensées. - Rien à célébrer pour ton anniversaire, encore une fois. Seize mois et bientôt 500 jours que tu es privé de liberté et de contact avec nous. Avec ta sœur, nous continuons de faire avancer nos actions pour que tu ne tombes pas dans l’oubli. Festival d’Avignon, Tour de France, on en a encore sous le pied. Ne perd pas espoir, car personne ne peut t’en déposséder. À très bientôt.

Canèle Bernard, une des sœurs d’Olivier Dubois, et son compagnon Benjamin
Canèle Bernard, une des sœurs d’Olivier Dubois, et son compagnon Benjamin

Mon fils, tu viens d’avoir 48 ans. Mais quelle importance face à l’épreuve que tu vis chaque jour ? Tu as toujours été courageux, dès ton plus jeune âge. Je te demande encore une fois de l’être pour ce 16ème mois de captivité. Heureusement, Canèle est d’un grand soutien avec moi, avec Benjamin, elle entreprend de nombreuses choses pour que tu puisses de nouveau fêter ton anniversaire avec nous. Une fois encore cette année, nous devrons nous en passer. Sois confiant, je t’embrasse Olivier, ta mère qui t’aime.

La mère d'Olivier Dubois

Salut Olivier. C’est avec plaisir que je communique avec toi, en ce seul moyen possible, en espérant que mon message te trouvera en bonne santé. En ce mois de ton anniversaire, on commence une nouvelle année pour toi, je souhaite qu’elle favorise ta prochaine libération. Pense à toutes ces fêtes où tu avais pour mission d’ouvrir les magnums de champagne, cela te réconfortera. Toute la famille Dubois te fait de gros bisous. À très vite, ton père qui t’aime. - Je voulais te dire Olivier que j’ai toujours eu confiance en toi, pour ta liberté d’être, de réfléchir et de subvenir à tes besoins. Pour ce mois anniversaire, entrevois un horizon, une espérance, une force, un changement de situation tournera à ton avantage, c'est certain, il ne peut en être autrement. Sache aussi que toute une chaine de solidarité espère et n’abandonne pas. Sois-en sûr, tu es soutenu Olivier. Une force pour toi, tu me manques.

André-Georges, père d'Olivier Dubois, et Valérye Dubois, une de ses soeurs

« Libérons Olivier Dubois » : une carte postale à l'Elysée

La mère, la sœur et le beau-frère d'Olivier Dubois ont également demandé, vendredi 5 août, à ceux qui veulent le soutenir, de se procurer « une carte postale respectueuse de son destinataire » et d'y écrire ce message : « Bonjour M. le président, quand Olivier Dubois journaliste, rentrera-t-il en France ? 500 jours... Libérons Olivier Dubois. » Les participants sont ensuite conviés à envoyer cette carte postale à Emmanuel Macron à l'Élysée, à Paris. « Sans timbre, c'est gratuit », précise le communiqué de la famille, qui a également posté une vidéo sur YouTube pour promouvoir l'opération.

 

Mali : Choguel Maïga, seul contre tous ?

Ce mercredi 3 juillet, des figures du M5-RFP, dont est issu le Premier ministre, ont annoncé ne plus reconnaître l’autorité de celui-ci au sein de leur mouvement. Une déclaration qui isole un peu plus Choguel Kokalla Maïga, déjà très contesté par la classe politique.

Mis à jour le 5 août 2022 à 16:42
 

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Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, à Segou, Mali, le 4 février 2022. © Nicolas Remene/Le Pictorium/MAXPPP

 

Qu’elle semble loin, l’époque où, faisant taire leurs divergences idéologiques et politiques, les leaders du M5-RFP marchaient ensemble afin de réclamer le départ d’Ibrahim Boubacar Keïta. Konimba Sidibé, Modibo Sidibé, Sy Kadiatou Sow ou encore Cheikh Oumar Sissoko s’étaient alors unis à Choguel Kokalla Maïga et soulevaient la rue contre « l’incurie et la corruption » des années IBK.

Deux ans plus tard, et après l’accession à la primature de Choguel Maïga, l’unité du M5-RFP a volé en éclats. Ce mercredi 3 juillet, une large frange du mouvement a annoncé ne plus reconnaître « l’autorité du comité stratégique du M5-RFP dirigé par Choguel Kokalla Maïga ».

À LIREMali : la loi électorale va-t-elle faire chuter Choguel Maïga ?

« Il ne siégera plus dans nos rangs », a martelé l’ancien ministre de la Justice Mohamed Aly Bathily, chargé de lire la déclaration du nouveau directoire auto-proclamé.

Deux camps

À l’occasion d’une allocution véhémente à l’égard du Premier ministre, lue au nom, notamment, de l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, du cinéaste et figure de la gauche Cheikh Oumar Sissoko et des anciens ministres Sy Kadiatou Sow et Konimba Sidibé, Bathily a officialisé la naissance du comité stratégique du M5-RFP « Mali Kura » (comprendre « Mali nouveau » en bamanankan).

Celui-ci « sera le creuset de tous les espoirs attendus par notre peuple […] et il faudra apprendre à compter avec », a promis l’ancien garde des Sceaux. Derrière la création de cette branche dissidente, qui fera face au comité stratégique initial du mouvement toujours présidé par le Premier ministre, se cache une crise larvée entre les principales figures du mouvement et Choguel Kokalla Maïga.

À LIREMali : Choguel Maïga sous le feu des critiques du M5

« On pouvait penser que [sa nomination] fournirait l’occasion d’amorcer les bases structurelles et fonctionnelles du nouveau Mali. Il n’en fut rien, car très vite, le président du comité stratégique du M5 devenu Premier ministre est apparu clairement et nettement plus soucieux de son pouvoir personnel que du changement », a fustigé Mohamed Aly Bathily, dénonçant le « culte de la personnalité » du chef du gouvernement.

« Ogres du pouvoir »

« Le comité stratégique doit être un organe de veille et de critique de l’action du gouvernement. Quand son président est aussi le Premier ministre, cela n’est pas possible. On ne peut pas être juge et partie », ajoute Konimba Sibibé, contacté par Jeune Afrique.

Pour ce membre fondateur du mouvement, qui a pris la présidence du nouveau comité stratégique, la démission des instances dirigeantes du mouvement de Choguel Maïga mais encore d’Ibrahim Ikassa Maïga, ministre de la Refondation, d’Oumarou Diarra, imam devenu ministre délégué chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés et de Bakary Doumbia, ministre de l’Entrepreneuriat, est « indispensable pour conserver l’essence du M5-RFP ».

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Une demande de longue date. Dès le 7 janvier, une partie des ténors du M5 adressait un courrier aux membres du mouvement entrés au gouvernement, leur intimant de céder leur place. « [Ce sont] des ogres du pouvoir […] en rupture de ban avec les entités qu’ils étaient censés représenter », a tancé Mohamed Aly Bathily en conférence de presse, sous les vivats de l’assistance.

« On nous a opposé une fin de non recevoir, se souvient Konimba Sidibé. Une partie du comité stratégique a été achetée par Choguel Maïga par le biais de nominations au gouvernement. Il y a les ministres, mais aussi de nombreux chargés de mission. Choguel voulait un M5 dépourvu de son rôle critique qui applaudirait tout ce qu’il ferait. »

Forte contestation

La contestation de son propre mouvement peut-elle porter le coup de grâce à Choguel Kokalla Maïga ? De plus en plus contesté au sein de la classe politique, le Premier ministre fait en tout cas face à plusieurs fronts. Le 21 juillet, le cadre d’échange des partis politiques, coalition qui regroupe plusieurs formations, précédait le M5 et exigeait « la démission immédiate de ce Premier ministre clanique, agissant contre l’esprit de la transition », suite à une déclaration de Choguel Maïga, appelant les « forces du changement à se donner la main [pour gagner] les prochaines élections ».

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Des propos qui ont également « stupéfait » et « outré » l’Adema-PASJ, plus vieille formation politique du pays. « Suite à une telle déclaration malencontreuse, terreau de la division et de conflits pré ou post-électoraux, [le Premier ministre] n’est plus crédible [et] ne saurait être considéré comme l’interlocuteur idéal pour la suite du processus de transition », écrivait le chef du parti Marimantia Diarra le 22 juillet, appelant lui aussi à la démission du locataire de la primature.

Bilan critiqué

Au sein même des instances de la transition, l’action du Premier ministre divise. En avril dernier, le chef du gouvernement était exhorté à rendre des compte et à présenter son bilan devant le Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif.

Présidée par le colonel Malick Diaw, la représentation nationale s’était alors montrée très critique envers le Premier ministre. « Sans surprise, vous n’avez réalisé que trente pour cent des actions promises. Soit trois sur dix. Une note de renvoi si nous sommes à l’école », avait par exemple lancé Nouhoum Sarr, membre du CNT, issu lui aussi des rangs du M5-RFP.

Depuis, le nom du locataire de la primature est au centre de toutes les supputations et la rumeur de son possible limogeage enfle. « Je ne donne pas un mois à Choguel Maïga pour être débarqué », confiait, fin juillet, à Jeune Afrique, une figure politique bien introduite.

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Les informations sur nos maisons de formation datent de quelques années, et nous avons demandé aux responsables de ces maisons de nous donner des nouvelles plus récentes.
La première réponse reçue vient de Samagan, le noviciat près de Bobo-Dioulasso (lire la suite)

 

La deuxième réponse nous a été donnée par la "Maison Lavigerie", notre maison de formation à la périphérie de Ouagadougou, où les candidats ont leurs trois premières années de formation (lire la suite)