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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo replonge dans l’arène

Lancé il y a presque un an, le Mouvement des générations capables (MGC) devient officiellement un parti ce samedi 20 août. L’ancienne Première dame en prend la présidence avec, dans sa ligne de mire, les prochaines échéances électorales : les locales en 2023. Et la présidentielle en 2025 ?

Par  - à Abidjan
Mis à jour le 20 août 2022 à 11:12
 
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Simone Gbgbo à un événement pour le lancement du MGC, à Abidjan le 25 septembre 2021. © Sia Kambou/AFP

 

Pour Simone Gbagbo, la politique est une seconde nature. De tous les combats depuis près de quarante ans, elle ne sera pas restée bien longtemps en retrait. Presque un an après l’avoir créé, l’ancienne Première dame transforme son Mouvement des générations capables (MGC) en un parti dont elle prend la tête. Elle avait prévenu au moment de son lancement en septembre 2021 : « Ce n’est pas une association de femmes, encore moins de femmes aigries ! »

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L’assemblée générale extraordinaire s’est ouverte le vendredi 19 août et devait se refermer le samedi 20, après l’adoption des textes du nouveau parti et l’élection des responsables des différentes structures. Et, sans surprise, c’est Simone Gbagbo qui doit être investie à la tête du parti. À 73 ans, elle se lance dans une nouvelle bataille, avec pour ambition de prendre part aux élections locales de 2023 et, peut-être, à la présidentielle de 2025.

« Les militants [de MGC] ont estimé que la politique constituait un levier fort, qui peut transformer le pays, explique Ben Monhessea Dekpeya, président du comité d’organisation de l’assemblée générale. La société civile a montré ses limites. Il faut aller plus loin, être audacieux. »

Cavalier seul

Depuis son amnistie en 2018, Simone Gbagbo s’est entourée d’un cercle de fidèles et est restée relativement discrète. C’est après le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, en juin 2021 – le couple est en instance de divorce –, que les choses se sont accélérées. L’ancienne Première dame a refusé de rejoindre le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), le nouveau parti créé par Laurent Gbagbo après qu’il s’est résigné à laisser le Front populaire ivoirien (FPI) aux mains de Pascal Affi N’Guessan. S’estimant reléguée à un rôle de figurante, elle a préféré faire cavalier seul, marquant une véritable rupture politique avec l’ex-président. Tous deux ont ensuite échangé quelques communiqués au ton peu amène.

Plusieurs anciens poids lourds du FPI, parti qu’elle avait co-fondé avec Laurent Gbagbo, ont pris part à la création et à l’implantation du mouvement MGC, jusqu’alors présidé par Marie-Claude Kraidy. Parmi eux, Lazare Koffi Koffi, qui fut plusieurs fois ministre dans les gouvernements de Pascal Affi N’Guessan (2000 à 2003) puis de Gilbert Marie Aké N’Gbo (2010-2011). En exil au Ghana après la crise post-électorale, il est rentré en Côte d’Ivoire en janvier 2019. On retrouve aussi les anciens ministres Richard Kouamé Secré, revenu d’exil en 2019, Émile Guiriéoulou, élu député de Guiglo lors des élections législatives de mars dernier, et Thomas N’Guessan (ministre de l’Enseignement supérieur). Entre Laurent et Simone, ils ont choisi leur camp.

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L’ancienne Première dame peut aussi compter sur le soutien du syndicaliste Tapé Kipré, sur celui de Toto Jérôme Balou Bi, professeur à l’université de Cocody et le président de la Fondation Simone Ehivet Gbagbo, ainsi que sur celui d’Innocent Akoï Kacou, qui présida le conseil régional de Grand-Bassam – tous sont d’anciennes figures du FPI. Officiellement devenu un parti politique, le MGC espère encore attirer de nouveaux membres et nouer des alliances avec des partis de gauche pour les prochaines élections. En janvier dernier, isolée, sans parti mais déterminée à se faire entendre dans le dialogue politique mené par le Premier ministre, Patrick Achi, Simone Gbagbo avait pris la parole au nom de plusieurs d’entre eux. Mais cela n’avait par la suite débouché sur aucune action commune.

Que va faire Blé Goudé ?

Parviendra-t-elle à rallier Charles Blé Goudé à sa cause ? Accusé de crimes contre l’humanité mais finalement acquitté par la Cour pénale internationale (CPI), l’ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo a récupéré son passeport fin mai mais n’est toujours pas rentré en Côte d’Ivoire. Peut-il rejoindre le MGC ? Simone Gbagbo et lui se sont beaucoup rapprochés ces derniers mois, tandis que des tensions sont apparues avec l’entourage de l’ancien chef de l’État.

LA MEILLEURE MANIÈRE DE SAVOIR CE QUE L’ON PÈSE, C’EST D’ALLER AU SUFFRAGE

Après avoir incarné une ligne dure sous la présidence de son mari, l’ancienne Première dame s’est trouvé un autre registre. Elle critique désormais la corruption et la mauvaise gouvernance, dénonce une crise des valeurs et brandit la crainte de Dieu. Un discours qui séduit particulièrement au sein de l’Église évangélique, dont elle est une fervente fidèle. Rien ne dit toutefois si elle pourra aisément transformer la sympathie dont elle jouit auprès d’une partie de la population ivoirienne en bulletins de vote dans les urnes. « La meilleure manière de le savoir, c’est d’aller au suffrage, rétorque Ben Monhessea Dekpeya. Elle n’est pas inconnue du paysage politique ivoirien. Nous avons la même base que le FPI et le PPA-CI : trois entités qui se revendiquent progressistes. Nous verrons la différence sur le terrain. Mais nous ne désespérons pas de voir les partis de gauche et de la social-démocratie aller ensemble. »

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« Tout parti rêve de conquérir le pouvoir d’État et donc d’être présent sur tout le territoire, commente Sylvain N’Guessan, directeur de l’Institut de stratégie d’Abidjan. Mais je ne pense pas que, pour l’heure, l’ambition réelle de cette nouvelle formation soit d’être dans chacun des 109 départements. Le MGC va cibler les zones où il a des personnalités fortes, pour essayer de remporter les élections municipales, comme dans la région de Bassam [dont Simone Gbagbo est originaire, ndlr] ou de Guiglo et Bangolo [ouest]. Mais s’implanter dans tout le pays demande des moyens financiers, humains et un projet qui fasse rêver la jeunesse. Je ne pense pas que ce soit le cas pour le moment. »

L’un des « Beatles » du groupe djihadiste État islamique condamné à la prison à vie aux États-Unis

Les faits 

La décision de justice est tombée vendredi 19 août, El Shafee el-Sheikh, l’un des membres de « Beatles » du groupe djihadiste État islamique, a été condamné à la prison à vie. Il a été reconnu coupable pour avoir joué un rôle dans la mort de quatre Américains.

  • La Croix (avec AFP), 
L’un des « Beatles » du groupe djihadiste État islamique condamné à la prison à vie aux États-Unis
 
Le tribunal d’Alexandria, près de la capitale Washington a condamné vendredi 19 août, El Shafee el-Sheikh, un des membres des « Beatles ». OLIVIER DOULIERY/AFP

El Shafee el-Sheikh, membre des « Beatles », une cellule du groupe djihadiste État islamique (EI) spécialisée dans la capture, la torture et l’exécution d’otages occidentaux, a été condamné à la prison à vie par un tribunal américain vendredi 19 août.

L’homme de 34 ans, portant une barbe, de larges lunettes et un masque, est resté impassible à l’annonce de la décision dans un tribunal d’Alexandria, près de la capitale Washington.

Les actions de El Shafee el-Sheikh ont été « horribles, barbares, brutales, cruelles et, bien sûr, criminelles », a déclaré le juge fédéral T.S. Ellis, tout en énonçant sa décision : huit peines de prison à perpétuité simultanées pour le meurtre de quatre Américains. Ses avocats ont indiqué leur intention de faire appel.

Il avait été arrêté par les forces kurdes syriennes en 2018. Il a depuis été déclaré coupable en avril par un jury populaire, à l’issue d’un procès éprouvant qui avait exposé le sadisme des « Beatles » au grand jour.

Un autre « Beatles » déjà condamné à perpétuité

Un jury de 12 personnes avait délibéré moins de six heures, sur deux jours, avant de le déclarer coupable pour son rôle dans la mort des journalistes James Foley et Steven Sotloff ainsi que les travailleurs humanitaires Peter Kassig et Kayla Mueller.

« Ce procès a révélé les crimes atroces contre les droits humains que vous avez commis », a déclaré Diane Foley, la mère du journaliste, huit ans jour pour jour après la diffusion par l’EI de la vidéo montrant sa décapitation. « Vos crimes pleins de haine ne l’ont pas emporté. »

El Shafee el-Sheikh avait été arrêté en même temps qu’un autre membre présumé des « Beatles », Alexanda Kotey, ancien ressortissant britannique âgé de 38 ans. Les deux hommes avaient été remis aux forces américaines en Irak et envoyés aux États-Unis en 2020 pour y être jugés. Alexanda Kotey a plaidé coupable en septembre 2021, et a été condamné à la prison à vie en avril dernier par le même juge, T.S. Ellis.

Un autre membre présumé des « Beatles », Aine Davis, 38 ans, a été inculpé et présenté à la justice britannique la semaine dernière à Londres après son expulsion de Turquie.

Le plus connu du groupe, le Britannique Mohammed Emwazi, alias « Jihadi John », a été tué par un drone américain en Syrie en 2015. Il apparaissait dans de multiples vidéos montrant des égorgements.

Vidéos de propagande

Actifs en Syrie entre 2012 et 2015, les quatre membres des « Beatles », tous radicalisés à Londres, sont accusés d’avoir supervisé la détention d’au moins 27 journalistes et travailleurs humanitaires venus des États-Unis, du Royaume-Uni, de France, d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne, du Danemark, de Suède, de Belgique, du Japon, de Nouvelle-Zélande et de Russie.

Le surnom de « Beatles » avait été donné par des otages occidentaux à ce groupe de djihadistes à l’accent britannique. Ce groupe avait gagné une sinistre notoriété en mettant en scène l’exécution de captifs dans d’insoutenables vidéos de propagande.

Au procès d’El Shafee el-Sheikh, dix anciens otages européens et syriens avaient décrit les atrocités subies aux mains des « Beatles », comme des simulations de noyade, des chocs électriques ou des simulacres d’exécution.

Cette semaine, la police britannique a révélé que monter le dossier contre les « Beatles » s’était apparenté à construire durant dix ans « un puzzle de toutes petites pièces ».

« Nous avons suivi un chemin de petites miettes de pain, des fragments en fait, à partir d’une quantité énorme d’autres enquêtes », avait raconté mercredi à des journalistes le chef de la division antiterroriste de la police de Londres, Richard Smith.

Tchad: Wakit Tama interdit de manifester avant l'ouverture du dialogue national inclusif

 

Une manifestation de l’opposition, prévue vendredi 19 août, veille de l’ouverture du dialogue national inclusif, a été interdite par les autorités. La plateforme Wakit Tama avait prévu de manifester, au même titre que les partis politiques Les Démocrates et l'Alliance pour la Démocratie, l'intégrité et la liberté, alors que le dialogue entre l’opposition civile, les groupes rebelles et la junte au pouvoir doit s’ouvrir samedi à Ndjamena. Les autorités ont donc décidé de l'interdire.

Les membres et soutiens de la coalition Wakit Tama n'ont pas l'autorisation de manifester le 19 août, à la veille de l'ouverture du dialogue national inclusif. Dans un communiqué, le ministre de la Sécurité publique indique que « la marche, ou la manifestation dite pacifique (...) prévue pour le vendredi 19 août, est strictement interdite ». Pour justifier cette décision, le ministre Idriss Dokony Adiker avance notamment que la demande d’autorisation pour la manifestation n’a pas été déposée dans le délai légal :

« Nous avons constaté que la plupart des gens confondent le désordre et la marche. (...) Nous continuons à demander, aux hommes politiques et à la société civile, de se conformer aux textes qui nous régissent, dont celui qui implique de déposer une demande en bonne et due forme et dans les cinq ouvrés. »

Du côté des organisateurs, on s’étonne. « Nous avons respecté toutes les procédures demandées », déclare Max Loalngar, coordonnateur du collectif Wakit Tama. « Quand vous déposez votre demande le lundi, vous êtes pleinement dans les jours ouvrés ! Nous n'avons pas déposé durant un week-end, pour qu'ils nous disent que ce critère n'a pas été observé. Cela procède simplement de l'intention de ne pas autoriser la marche », ajoute-t-il. 

Max Loalngar s’étonne que, le jour-même, le ministre en question a indiqué avoir été instruit par le chef de l’État de ne pas interdire les marches pendant le dialogue national. Il ajoute que le collectif doit se réunir pour décider de la conduite à tenir

Le Mali saisit l’ONU et accuse la France de fournir renseignements et armes aux terroristes

Le bras de fer entre le Mali et la France se poursuit à New York, au siège des Nations unies. Bamako a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU, affirmant détenir des preuves d’un soutien de Paris aux groupes terroristes maliens.

 
Mis à jour le 17 août 2022 à 11:41 

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Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, à Moscou le 20 mai. Malian Foreign Minister Abdoulaye Diop attends a joint press conference with his Russian counterpart following their meeting in Moscow on May 20, 2022. © YURI KADOBNOV/POOL/AFP

La prochaine bataille de la guerre diplomatique qui oppose Français et Maliens se jouera-t-elle à New York ? Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, a écrit le 16 août au Conseil de sécurité des Nations unies afin de réclamer une réunion d’urgence sur la situation dans son pays. Dans sa lettre, le chef de la diplomatie multiplie les accusations envers la France et ses soldats – dont les derniers ont officiellement quitté le territoire malien le 15 août.

À LIREMali : Abdoulaye Diop, le diplomate au cœur du dispositif d’Assimi Goïta

Selon nos informations, Bamako y dénonce une nouvelle fois des violations répétées de l’espace aérien du Mali par la France. Le gouvernement du président de la transition Assimi Goïta avait déjà signalé des incursions similaires en janvier et en avril dernier, tandis que Paris avait nié ces allégations. Abdoulaye Diop affirme dans son courrier disposer de preuves et être prêt à les présenter au Conseil de sécurité.

L’ombre de Wagner ?

Dans la même lettre, le diplomate malien va plus loin. Il affirme aussi détenir des éléments qui indiqueraient que la France avait collecté des renseignements au Mali afin de les fournir à certains groupes terroristes. Paris aurait également, selon le même Abdoulaye Diop, livré des armes et des munitions à ces derniers. Là encore, Bamako assure pouvoir transmettre des éléments crédibles aux membres du Conseil de sécurité.

Le 7 août, des attaques simultanées imputées à l’État islamique au grand Sahara (EIGS) ont fait 42 morts et de nombreux blessés parmi les forces armées maliennes (Fama). Dans son communiqué, la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) a immédiatement évoqué une forme de complicité extérieure.

« Les opérations clandestines et non coordonnées enregistrées par les Fama confirment la thèse que les terroristes ont bénéficié d’un appui majeur et d’une expertise extérieure », a ainsi déclaré la Dirpa, faisant sans doute allusion aux prétendues incursions aériennes françaises.

À LIREMali : quand les mercenaires de Wagner se mettent en grève

La missive du 16 août vient aggraver les tensions qui existent déjà entre Paris et Bamako, en particulier depuis l’officialisation du départ de l’opération Barkhane du territoire du Mali et l’arrivée des mercenaires de Wagner dans le pays, à la fin de 2021. La France voit d’ailleurs dans les accusations répétées de la junte, qu’elle affirme être sans aucun fondement et insultantes pour les soldats français morts au Mali, la main des supplétifs de Moscou.

L’influence de ces derniers pourrait d’ailleurs encore se renforcer à Bamako alors que le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga est actuellement au repos forcé après un accident vasculaire cérébral. Selon nos sources, le convalescent est en effet remplacé provisoirement à son poste par un homme fort de la junte, le ministre de la Défense Sadio Camara. Or, ce dernier a été en 2021 le principal artisan de l’arrivée de Wagner dans son pays.

Mali, au-delà de l’échec

 
editorial
  • Jean-Christophe PloquinRédacteur en chef

La France doit écrire une nouvelle page au Mali, après la fin de l’opération Barkhane.

  • Jean-Christophe Ploquin, 
Mali, au-delà de l’échec
 
Jean-Christophe PloquinMAXIME MATTHYS

Sans tambour ni trompette, les derniers soldats de l’opération Barkhane ont quitté le Mali. La communication infinitésimale de l’Élysée est un indicateur du bilan à en tirer : médiocre. En neuf ans de présence, le contingent français, qui a perdu 48 soldats, n’a pas éradiqué le terrorisme ni stabilisé le pays. La situation est même pire pour la population. Et Paris a été évincé de son statut de grand partenaire par les officiers putschistes au pouvoir, qui lui préfèrent Moscou.

La France a fait preuve d’un excès de confiance dans sa capacité à enrayer la crise profonde et durable que traverse le Mali. Pour faire court : on n’éteint pas un incendie avec un verre d’eau. Les défis étaient trop vastes. Concentrés sur leur mission de combat, les 5 000 hommes de Barkhane ne pouvaient pas apporter de réponse aux fortes tensions économiques, sociales, climatiques, ethniques qui fragmentent la société. La consolidation du pays dépendait de la capacité de l’État malien à remplir ses fonctions civiles et régaliennes. Or les élites au pouvoir ont failli, malgré l’implication des Européens et de l’ONU. Le Mali est même devenu un facteur d’instabilité pour ses voisins.

Cet échec ne doit pas conduire à abandonner le peuple malien, lié à la France par d’innombrables attaches familiales et culturelles. Les solutions aux difficultés qu’il affronte exigent de l’endurance, de la solidarité, des coopérations transnationales, un renforcement du soutien de la communauté internationale. Les autorités actuelles s’enfoncent certes dans une logique d’isolement. Mais il faut déjà préparer, avec les pays de la région, le moment où elles voudront sortir de l’impasse, ou devront céder la place.