Justice et Paix

" Je suis homme, l'injustice envers d'autres hommes révolte mon coeur. Je suis homme, l'oppression indigne ma nature. Je suis homme, les cruautés contre un si grand nombre de mes semblables ne m'inspirent que de l'horreur. Je suis homme et ce que je voudrais que l'on fit pour me rendre la liberté, l'honneur, les liens sacrés de la famille, je veux le faire pour rendre aux fils de ces peuples l'honneur, la liberté, la dignité. " (Cardinal Lavigerie, Conférence sur l'esclavage africain, Rome, église du Gesù)

 

NOS ENGAGEMENTS POUR LA JUSTICE T LA PAIX
S'EXPRIMENT DE DIFFÉRENTES MANIÈRES :

En vivant proches des pauvres, partageant leur vie.
Dans les lieux de fractures sociales où la dignité n'est pas respectée.
Dans les communautés de base où chaque personne est responsable et travaille pour le bien commun.
Dans les forums internationaux pour que les décisions prises ne laissent personne en marge.

Dans cette rubrique, nous aborderons différents engagements des Missionnaires d'Afrique, en particulier notre présence auprès des enfants de la rue à Ouagadougou et la défense du monde paysan.

 

Atelier de formation JPIC au Bénin

Plusieurs Missionnaires D’Afrique ont participé à l’atelier de formation JPIC (Justice et Paix, et Intégrité de la Création) qui a eu lieu du 16 au 29 Juillet 2017 à Cotonou – Calavi au Bénin. Cette session a été organisée par le groupe d’Afrique de la commission JPIC à Rome et a rassemblé des participants de différentes congrégations religieuses engagées au Bénin, Togo, Niger, Mali, Ghana et Liberia.

Les objectifs de l’atelier étaient :

- Promouvoir une compréhension de la Mission qui considère JPIC comme faisant partie intégrante des charismes de nos Congrégations et de l'Evangélisation.

- Aider nos membres en Afrique à parvenir à une meilleure prise de conscience, à une analyse plus claire et à une action plus efficace dans les domaines de JPIC.

- Faire connaître les récentes encycliques publiées sur l'enseignement social : "Caritas in Veritate", "Evangelii Gaudium", "Laudato Si", ...

- Pour une plus grande efficacité, encourager la mise en réseau de JPIC à tous les niveaux : au sein et au-delà des institutions religieuses, parmi les congrégations, à l'échelle nationale et internationale.

Dans le programme il était prévu de rencontrer un membre de l’équipe AEFJN de Brussel et de faire une découverte du centre « Songhaï » qui fait la promotion d’une agriculture écologique et durable.

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Le groupe de participants

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Pendant une conférence

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Visite de l'évêque

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Voici un vidéo clip sur le centre.

En Francais : https://www.youtube.com/watch?v=jpwhDI686VU

En English: https://www.youtube.com/watch?v=2jSeGgKAOFo

Bernard Sanou : « Nous voulons faire revivre le souvenir de l’homme du peuple qu’incarnait Thomas Sankara »

 

Le Comité international du mémorial Thomas Sankara lance le 2 octobre prochain une campagne populaire de levée de fonds pour la construction d'un mémorial dédié au capitaine révolutionnaire burkinabè Thomas Sankara.

Le colonel Bernard Sanou, ami et camarade politique du président Sankara, qui préside ce Comité, répond en exclusivité aux questions de JA.

 

Jeune Afrique : Le Comité international du mémorial Thomas Sankara (CIM-TS) lance le 2 octobre prochain une campagne de collecte de fonds pour la construction d’un mémorial dédié au président révolutionnaire. Pourquoi cette intitiative ?

Colonel Bernard Sanou : Je dois préciser avant tout que ce projet architectural fait partie d’un ensemble d’activités élaboré par le Comité internationale du mémorial Thomas Sankara lors du colloque organisé en 2016 à Ouagadougou. Par ce mémorial, nous voulons faire revivre le souvenir de l’homme du peuple qu’incarnait le capitaine Sankara. Raison pour laquelle nous avons voulu que l’activité soit coordonnée en vue d’éviter d’entacher son image. Nous avons ainsi demandé aux camarades d’attendre le lancement officiel de cette campagne pour ensuite répliquer dans leurs pays respectifs.

Le plus important pour nous est de faire en sorte que cette activité participe à faire revivre l’image de père de la révolution burkinabè. Thomas Sankara était un homme du peuple, c’est pourquoi nous avons l’ambition de concrétiser ce projet par l’action populaire comme il l’a fait en mobilisant les masses autour des grands chantiers de la Révolution

Quel lien faut il établir entre le CIM-TS et les autorités ?

Les autorités actuelles sont partie prenante du projet de construction du mémorial Thomas Sankara. À preuve, le lancement de la campagne de souscription est placé sous le patronage du président Kaboré ainsi que le parrainage de l’ancien président ghanéen Jerry John Rawlings, que nous attendons le 2 octobre prochain à Ouagadougou. Nous voulons seulement créer un symbole par cette action. L’État burkinabè contribue au projet.

À ce jour, je peux vous affirmer que le CIM-TS a reçu des promesses de soutien de pays amis comme Cuba, l’Angola, l’Afrique du Sud. Et le mouvement que nous lançons va s’étendre sur une longue période, dans la mesure où le projet de mémorial comprend plusieurs phases comme des réalisations à Gaoua, au Prytanée militaire de Kadiogo (PMK), là où Sankara a fait respectivement ses études primaires et secondaires. À Tema-Bokin, son village d’origine et surtout à Pô, où Sankara a bâti le bataillon « Bailo »qui s’est particulièrement illustré lors du conflit contre le Mali en 1974, nous allons faire des réalisations qu’il appartiendra au ministère en charge du Tourisme d’intégrer dans les circuits touristiques.

Nous attendons donc l’ouverture du procès avec impatience

Où en est l’enquête judiciaire sur le drame du 15 octobre 1987 ?

Nous avons apporté une énorme contribution à la manifestation de la vérité dans cette affaire. Personnellement, j’ai été auditionné par le juge d’instruction. Nous suivons de près l’évolution de la procédure judiciaire. Certes, l’enquête avait quelque peu stagné. Mais avec le juge d’instruction François Yameogo, le dossier a connu des avancées. Ce dernier nous a même assuré de son intention de boucler l’enquête avant la fin de cette année. Nous attendons donc l’ouverture du procès avec impatience.

Quels étaient vos rapports avec le président Sankara et les circonstances de votre rencontre ?

Le président Sankara était pour moi un ami et un camarade politique. En tant que membre du Conseil national de la Révolution, nous nous retrouvions lors des rencontres politiques avec les camarades civils et les organisations de gauche. Étant alors directeur du génie militaire et responsable de la sécurité du secteur ouest de la capitale, j’étais amené à échanger régulièrement avec Thomas Sankara. S’agissant de notre rencontre, je dois dire que nous nous connaissions depuis 1955. Nous avions fréquenté l’école primaire à Gaoua.

Mais nos véritables retrouvailles remontent à l’année 1966, lorsque nous sommes entrés au Prytanée militaire de Kadiogo. C’est là que nos relations ont été intenses, avant de nous séparer encore pour notre formation d’officiers en 1969-1970 – lui à Madagascar et moi à Saint Cyr en France. Je suis rentré en 1974, en pleine guerre avec le Mali. Lorsque l’état-major a lancé la mobilisation générale, nous nous sommes retrouvés encore une fois sur le front. À la fin du conflit, j’ai été stationné à Djibo et lui a Pô, où il avait commencé la mise en place du Centre d’entraînement commando.

Au retour, nos rapports étaient devenus hebdomadaires. Je me rendais tous les weekends à Pô pour pour l’aider à monter son orchestre dénommé « Missile Bande de Pô », et c’était l’occasion de discuter des affaires du pays. En 1980, alors que le climat politique était délétère sur fond de désaccords entre partis politiques, les officiers supérieurs, voyant d’un mauvais œil le regroupement de jeunes officiers, ont décidé de nous disperser. Sankara a alors été muté à l’état-major de l’armée et moi envoyé en stage en Allemagne. Mais nous sommes restés en contact jusqu’aux événements du 4 août 1983 qui ont précipité mon retour au pays.

J’ai senti ce jour-là en Thomas Sankara la solitude du chef

Pouvez-vous nous raconter vos souvenirs les plus forts des années de pouvoir de Sankara ?

(Silence) Je crois, si ma mémoire est bonne, que c’était le dernier dimanche de juillet 1987. Sankara m’appelle au téléphone – « Gringo » (surnom qu’ils se sont donné depuis le PMK) – et demande à me voir. Mais, cette fois c’était différent. L’entretien, qui dure plus de deux heures, est en réalité un monologue. J’ai senti ce jour-là en Thomas Sankara la solitude du chef. Le président Sankara était profondément déçu de n’avoir pas eu l’accompagnement militant des camarades les plus proches – militaires et civils – avec lesquels il avait pris le pouvoir.

Sankara m’a clairement exprimé sa déception vis-à-vis du manque d’honnêteté et de courage politique ainsi que de la mauvaise foi de ses compagnons de lutte qu’il accusait d’avoir travesti les mots d’ordre. J’ai vu alors en Sankara un président à la croisée des chemins. L’exemple que je peux citer est la fameuse guerre qu’on lui a prêté contre la chefferie coutumière. Mais c’est inexact, d’autant que Sankara m’avait dit à Po que les meilleur alliés que nous pourrions avoir dans la gestion du pouvoir de l’État étaient bel et bien les chefs traditionnels. Il fallait seulement que nous trouvions le bon tempo pour les débarrasser de certaines prérogatives rétrogrades. Malheureusement, il n’y est pas parvenu.

Sankara a toujours été un homme pressé. Nous l’avions senti dès le PMK, lorsque élève du jour, il nous faisait passer une journée au pas de course !

La Tunisie abolit l'interdiction du mariage des femmes
avec des non-musulmans

Le ministre de la Justice tunisien, Ghazi Jeribi.
© REUTERS/Zoubeir Souissi
 

Les Tunisiennes de confession musulmane pourront désormais se marier dans leur pays avec des non-musulmans. Les circulaires ministérielles datant de 1973 et empêchant ces unions ont été abolies ce jeudi.

Ce 8 septembre, le ministre de la Justice Ghazi Jeribi a signé une circulaire annulant celle de 1973 et tous les textes qui s’y réfèrent et qui interdisaient le mariage avec des non-musulmans. Dans la nouvelle circulaire, le ministre rappelle la contradiction de celle de 1973 avec la Constitution, tout comme avec les accords internationaux signés par l’Etat tunisien.

Cette annulation fait suite au souhait du chef de l’Etat, qui le 13 août dernier, jour de la fête de la femme en Tunisie, avait promis d’abroger ce texte, adressant une demande dans ce sens au gouvernement.

 

Saida Garrach, la porte-parole de la présidence, qui était à l’origine une avocate et militante des droits de la femme a posté sur Facebook ce jeudi un message de félicitations aux Tunisiennes pour « la consécration du droit à la liberté de choisir son conjoint » a-t-elle écrit.

Plusieurs organisations de la société civile mènent depuis des années un combat pour l’annulation de cette injustice faite aux femmes. D’ailleurs une plainte a été déposée, ces derniers mois, auprès du tribunal administratif en vue de l’annulation de cette circulaire. Ces organisations considèrent que la circulaire 1973 constitue une « violation du droit fondamental de tout être humain ».

Si les instances de l’Etat tunisien parlent des citoyennes « tunisiennes », les extrémistes et les conservateurs accusent Béji Caïd Essebsi de vouloir autoriser le mariage des femmes musulmanes à des non-musulmans, ce qui touche à la charia.

Accueil des migrants: « le cœur toujours ouvert, prudence et intégration » Pape François

Durant son voyage de retour de Colombie, le 11 septembre 2017, le pape François a tenu une conférence de presse comme de coutume. La transcription intégrale par Gianni Cardinale, » Papa Francesco. «Sui migranti grato all’Italia. Clima, uomo cieco e testardo» » pour l’Avvenire est traduite et commentée par Hélène Ginabat pour Zenit. Voici un extrait du 5ème sujet abordé (voir liens et vidéo plus bas):

Pape-Spadaro

Vol Cartagena-Rome, Photo courtoisie du P. Antonio Spadaro SJ (Zenit)

«Le cœur toujours ouvert, prudence et intégration, et proximité humanitaire.» C’est l’attitude que le pape François préconise dans l’accueil des migrants, devant les journalistes qui l’ont accompagné en Colombie. […] Le pape a dénoncé la tentation d’ «exploiter l’Afrique»: «investissons là-bas pour qu’ils se développent… Nous devons renverser cela. L’Afrique est une amie et il faut l’aider à grandir». Chaque gouvernement, a-t-il aussi souligné doit gérer la question des migrants «avec la vertu propre au gouvernant, à savoir la prudence. Qu’est-ce que cela signifie ? D’abord, combien de places j’ai. Deuxièmement, ne pas seulement recevoir, (mais) intégrer».

logo zenit

 

  1. Colombie: la « force du peuple » qui « veut respirer »
  2. La corruption mène à « l’insensibilité », avertit le pape
  3. Conflits: « la sagesse de demander de l’aide »
  4. Climat: faire « marche arrière », plaide le pape
  5. Accueil des migrants: « le cœur toujours ouvert, prudence et intégration »
  6. Venezuela: préoccupation du pape sur la situation humanitaire
  7. États-Unis: « tout ce qui va contre les racines vole l’espérance »
Nous sommes invités à participer à la 3e édition de la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création qui se déroule le 1er septembre. Cette journée a été initiée par le pape François le 6 août 2015.
Selon Pape François, « La Journée Mondiale annuelle de Prière pour la Sauvegarde de la Création offrira à chacun des croyants et aux communautés la précieuse opportunité de renouveler leur adhésion personnelle à leur vocation de gardiens de la création. (lre la suite)